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La rotation face à un marché de l’emploi en pénurie

Les Belges sont de plus en plus conscients qu’ils ne travailleront pas éternellement à leur poste actuel ou pour leur entreprise actuelle. Comment gérer cela en tant qu’employeur ? Acerta vous donne des conseils.

Plus de 6 Belges sur 10 sont convaincus qu’ils n’aimeront plus leur poste actuel d’ici cinq ans. Une tendance qui s’est accélérée avec le coronavirus : selon une étude du prestataire de services RH Acerta, menée auprès de 2000 collaborateurs, seul 1 travailleur sur 3 pense qu’il appréciera toujours son travail à court terme.

À court terme, les collaborateurs ne seront plus satisfaits de leur emploi

Toutes les entreprises espèrent que les collaborateurs restent employables à long terme. Et les collaborateurs, de leur côté, espèrent garder leur emploi un certain temps. Mais pas forcément pour le même employeur ou au même poste. Bien qu’en 2018, plus de la moitié (58 %) des collaborateurs pensaient qu’ils aimeraient toujours leur emploi trois à cinq ans plus tard, ils n’en sont plus si sûrs aujourd’hui. En ce qui concerne l’avenir proche, 37 % d’entre eux pensent encore se plaire au travail et 36 % chez leur employeur d’ici trois à cinq ans.

Pensent-ils alors continuer à travailler avec le même plaisir entre-temps ? La plupart des personnes interrogées ont également répondu non à cette question : plus de 2 collaborateurs sur 3 (63 %) craignent que leur emploi ne leur convienne plus. Et ce chiffre passe même à 68 % pour les collaborateurs de moins de 35 ans.

Moins d’initiatives qu’il y a deux ans

Il est grand temps d’agir. Toutefois, les Belges ne sont pas des champions de l’action, car même si nous savons que l’employabilité n’est pas durable sans actions, nous prenons très peu d’initiatives. Les prises d’initiatives ont même baissé par rapport à 2018 : nous réfléchissons moins à notre carrière (de 40 % à 35 %), nous demandons moins facilement des conseils ou une formation à nos dirigeants (de 21 % à 18 %), nous prenons moins le temps de nous autoformer (de 33 % à 30 %) et les collaborateurs qui utilisent leurs compétences de manière optimale sont moins nombreux (de 48 % à 34 %). En revanche, plus de travailleurs qu’il y a deux ans seraient prêts à se proposer pour effectuer une tâche qui dépasse leurs responsabilités actuelles (de 19 % à 25 %).

Tirer profit du potentiel de vos travailleurs

La connaissance de soi est le début de toute sagesse, dit-on parfois. Les personnes interrogées lors de l’enquête menée par Acerta se connaissent particulièrement bien : presque 80 % des collaborateurs disent savoir quels sont leurs forces et leurs points à améliorer. Et les collaborateurs pensent-ils que leur employeur a conscience de leurs talents ? La plupart des travailleurs estiment que leur employeur connaît leurs points forts. Pourtant, presque 1 travailleur sur 5 (18 %) pense tout à fait le contraire.

Il est probable que vos collaborateurs souhaitent décider eux-mêmes de leur carrière, mais l’employabilité durable reste une responsabilité partagée. Cela signifie qu’en tant qu’employeur, vous pouvez « orienter » un peu vos collaborateurs. Connaissez-vous vraiment les talents de vos travailleurs ? Êtes-vous certain que tout le monde est à la bonne place ? Proposez à vos collaborateurs de découvrir le travail des autres. La rotation des postes permet de changer de service pendant quelque temps. En tant qu’employeur, vous pourrez en tirer bon nombre d’apprentissages et créer une situation où tout le monde est gagnant.


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