< Retour au sommaire

Une politique éco-responsable sera aussi bénéfique à votre image d’employeur

Plus d’un salarié sur deux veut en faire davantage pour le climat au travail. Aussi bien la majorité des travailleurs que des employeurs s'engagent à contribuer davantage à lutter contre le changement climatique en consommant moins d'électricité, d'eau et de papier. En revanche, ils sont moins enthousiastes à l'idée de prendre une mesure ayant un impact plus fort, comme opter pour des alternatives éco-responsables à la voiture.

Une des conclusions de cette étude publiée par Tempo-Team est que les investissements dans des mesures respectueuses du développement durable ne sont pas seulement profitables au climat, mais également à l'attrait de l'employeur. Ceux qui cherchent du travail tiennent trois fois plus compte qu'autrefois de la politique éco-responsable des employeurs potentiels.

L'attrait de l'employeur dépend toujours plus de son attention pour le vivant et la planète

D'après l’étude, trois salariés belges sur quatre veulent contribuer par leur emploi à un monde plus viable. Plus d'un sur deux veut prendre à court terme des actions pour réduire son empreinte écologique. Singulièrement, les francophones sont plus disposés à adapter leur comportement que leurs collègues néerlandophones (63% vs 47%).

Consommation plus modérée… sauf de la voiture

Parmi les bonnes résolutions visant à rendre le travail plus respectueux du développement durable, éteindre les lumières lorsqu'on quitte son poste de travail et mieux trier ses déchets sont les plus fréquemment citées (70%). Consommer moins de papier (68%), moins d'eau (en fermant le robinet en se lavant les mains, 63%), fermer les fenêtres lorsque fonctionne le chauffage (62%) et utiliser davantage de gourdes ou de boîtes à tartines plutôt que des emballages alimentaires jetables (60%) complètent le peloton des bonnes résolutions écoresponsables.

Les initiatives visant à adapter les habitudes de mobilité suscitent clairement un enthousiasme nettement moins vif. Seul un travailleur sur quatre est disposé à partager son véhicule ou à faire du covoiturage avec des collègues. 18% seulement accepteraient d'échanger leur voiture de société au profit des transports publics ou du vélo. En revanche, huit travailleurs sur dix estiment que les autorités publiques devraient obliger les entreprises à proposer davantage de solutions de mobilité respectueuses du développement durable. Ils sont notamment en faveur d'une indemnité obligatoire pour les collaborateurs se rendant au travail à vélo. Six sur dix sont partisans de l'obligation de la mesure cash-for-car et du budget mobilité dans les sociétés.

80% estiment que les entreprises doivent travailler de façon plus écologique

Pour résoudre la problématique du climat, les salariés interrogés attribuent un rôle important aux employeurs. Huit salariés sur dix estiment qu'il incombe aux entreprises de travailler de façon aussi écologique que possible et de promouvoir une attitude respectueuse du climat et de l'environnement auprès du personnel. Quatre sur dix pensent que leur entreprise pourrait en faire davantage en faveur du climat. Un avis qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd: trois employeurs sur quatre prévoient de faire plus d'efforts pour le climat en 2020 qu'en 2019, notamment en encourageant le tri des déchets (52%), en fournissant des services de table réutilisables (32%) et en stimulant une consommation raisonnée d'électricité et d'eau (24%). Près de neuf employeurs sur dix reconnaissent l'importance de collaborer à la préservation de l'environnement et du climat. Près d'un sur trois l'inscrit d'ailleurs parmi ses principaux objectifs pour 2020.

Société verte = employeur plus responsable

Enfin, l'étude de Tempo-Team révèle qu'un investissement suffisant dans une politique plus respectueuse du développement durable peut doper l'attrait des employeurs: plus de six travailleurs sur dix déclarent vouloir travailler de préférence pour une société soucieuse de l'environnement. Si les salariés devaient aujourd'hui choisir une autre entreprise, un tiers d'entre eux prendrait en considération ses efforts en faveur du développement durable. C'est près de trois fois plus que par le passé: dans le choix de l'employeur actuel, seuls 13% s'y étaient montrés sensibles.


*L’enquête a été menée en ligne par un bureau d'études indépendant pour le compte de Tempo-Team auprès d'un échantillon de 1.050 travailleurs et employeurs de Belgique. La marge d'erreur maximale de l'étude est de 2,94%. Elle est représentative en fonction de la langue, du sexe, de l'âge et du diplôme.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages