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Un télétravailleur sur deux démuni en cas de hacking ou de phishing

En raison de la crise sanitaire, le nombre de personnes travaillant à domicile a triplé en Belgique, passant de 16% à 46%. Du pain bénit pour les cybercriminels, comme le montre une enquête d’AXA Partners. D'autant plus qu'une grande partie des travailleurs ne sait pas comment agir devant un cas de cybercriminalité.

D’après cette enquête qui a été menée auprès de 1.000 Belges, 62% des télétravailleurs utilisent le même mot de passe pour leurs comptes personnels et professionnels, 43% se servent de leur PC ou leur laptop privé, à quoi s’ajoute que la moitié ne connaît pas la politique de leur employeur en matière de cybersécurité. « Le télétravail nous expose à la cybercriminalité – au point qu’au cours des cinq premiers mois de cette année, le Centre pour la Cybersécurité Belgique a reçu 54% de signalements de plus que l’année dernière », indique Hanne Vandecapelle, Value Proposition Manager Cyber chez AXA Partners.

La majorité des Belges (74%) sont d’accord avec le fait que l’augmentation du travail en ligne et à distance accroît le risque d’exposition à la cybercriminalité. « Le Belge semble a priori être au courant du danger, mais est loin d’adapter son comportement en conséquence », analyse-t-elle.

Les politiques de cybersécurité laissent à désirer

Si les employés sont une source de risque pour les cyberattaques, l’étude montre aussi que les employeurs devraient également se remettre en question. Quatre Belges sur dix (40%) indiquent ne pas recevoir de support de la part de leur employeur pour prévenir la cybercriminalité dans une situation de télétravail. C’est particulièrement dangereux lorsqu’on sait que 27% des travailleurs belges ont déjà été exposés au hacking ou au phishing dans un contexte professionnel.

« Certaines entreprises ont déjà pris des mesures. C’est ainsi que 36% des télétravailleurs belges indiquent avoir reçu des informations écrites de la part de leur employeur concernant la cybersécurité dans un contexte de travail à domicile, nuance Hanne Vandecapelle. C’est un bon début, mais ce pourcentage doit augmenter. Au cours des dernières semaines, un Belge sur trois (32%) avait le sentiment que son employeur n’était pas préparé à la crise du coronavirus sur le plan de la cybersécurité. Lorsque je vois les résultats de notre étude, ce sentiment semble justifié. »

Une politique ignorée est aussi dangereuse qu’une politique inexistante

Les chiffres sont éloquents. Une grande partie des travailleurs belges ne sait pas comment agir devant un cas de cybercriminalité. 75% d’entre eux n’ont jamais été briefés concernant la cybersécurité au télétravail et un Belge sur trois (33%) ne sait pas à quel collègue s’adresser pour ses questions touchant au hacking ou au phishing. Pire, la moitié des télétravailleurs n’a aucune idée de la politique de leur employeur en matière de cybersécurité.

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