< Retour au sommaire

Un éventail de propositions pour réformer la politique de l’emploi sur la période 2019-2024

En marge des négociations en vue de la constitution d’une majorité fédérale, le SPF Emploi, Travail et Concertation sociale publie un mémorandum formulant des propositions de réformes de notre marché du travail et de l'emploi. Si certaines d’entre elles sont assez communes (comme faciliter la transition de l’école au travail), d’autres sont plus décapantes!

Prenant appui sur le rapport 2019 pour la Belgique de la Commission européenne qui dit que « la coordination des politiques entre les différents niveaux de pouvoir est complexe et n'est pas toujours efficace; elle pèse sur l’investissement public et nuit à l’efficacité de l'exécution de certaines politiques », le mémorandum formule tout d’abord des propositions pour améliorer la collaboration entre les différentes autorités responsables des politiques d’emploi dans notre pays. Notamment au travers d’une Conférence pour l’emploi, de conférences interministérielles et d’une concertation administrative au niveau des fonctionnaires dirigeants des ministères compétents.

Le mémorandum formule ensuite un certain nombre de propositions qui ne manqueront pas de susciter des débats en fonction des couleurs politiques de la prochaine majorité! On pense notamment à la codification du droit coutumier concernant les grèves, au développement d’une base juridique pour l’octroi de certains avantages extralégaux, à une nouvelle réforme de la législation sur le groupement d’employeurs ou l’investissement dans un corps d’inspection du travail spécialisé, bien développé et équipé, en charge du contrôle du bien-être au travail. Il est également question de lutte contre le chômage, de la formation des salaires, de l’adaptation de l’assurance-chômage ou encore des obligations des employeurs en matière de formation, propositions à la clé.

Un chapitre est plus spécifiquement consacré au renforcement et à la visibilité accrue de l’inspection du travail et du contrôle des lois sociales. « En raison de la pénurie sur le marché du travail, de la rémunération non conforme au marché, du processus lent de sélection et de recrutement via Selor, il est particulièrement difficile pour l’inspection du travail - bien-être au travail de recruter certains profils, en particulier des profils techniques et surtout des médecins, pointe le mémorandum. De plus, seule une approche multidisciplinaire, holistique, intégrale de la fraude sociale réunissant tous les acteurs et parties prenantes dans le cadre de la chaîne de contrôle (prévention, détection, contrôle et sanction) peut avoir un effet social pour mettre un terme aux pratiques malhonnêtes et à la concurrence déloyale. »

Le document complet peut être consulté en suivant ce lien.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages