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Un employé sur cinq du secteur privé reçoit un bonus

Quelque 21% des employés du secteur privé touchent un bonus cette année, indique Acerta sur base de l’analyse de 270.000 contrats de travail. Constat marquant: cette proportion représente environ 5% de moins qu’en 2017 et 2018 malgré la pénurie sur le marché de l’emploi. À l’époque, un employé sur quatre se voyait offrir un bonus. Cette diminution indique que les marges de nos entreprises se sont rétrécies l’année dernière. Le bonus collectif reste plus populaire que le bonus individuel.

Un bonus est donc prévu pour 21% de travailleurs du secteur marchand en 2019. Pour 12,77%, il s’agira d’un bonus collectif, c’est-à-dire une prime allouée à tous les travailleurs de l’entreprise ou à un groupe homogène (pour la prime non récurrente liée aux résultats). Parmi les bonus collectifs, la prime non récurrente liée aux résultats constitue l’option de bonus la plus populaire, tandis que la prime bénéficiaire collective, qui fête cette année ses deux ans, ne remporte pour l’instant qu’un succès modéré. Les bonus individuels sont moins répandus que les bonus collectifs: un employé du secteur marchand sur douze (8,13%) recevra un bonus individuel. Le travailleur qui le touche pourra toutefois apprécier un montant plus élevé. Les différences sont en effet notables: les montants moyens des bonus varient d’environ 1.200 à 10.000 euros selon l’instrument utilisé.

D’autres solutions existent

Un employeur offre généralement une rémunération supplémentaire à ses travailleurs, car ils ont atteint certains objectifs et qu’il souhaite les rémunérer davantage, mais il peut également trouver opportun de leur accorder un bonus pour d’autres raisons. Par ailleurs, il est assez logique que les employeurs soient prêts à fournir un effort financier supplémentaire en ces temps de guerre des talents. Ces 21% constituent néanmoins un pourcentage inférieur à celui de 2017 et 2018, et ne semblent pas cadrer avec la pénurie qui frappe aujourd’hui encore le marché de l’emploi ; on pourrait en effet s’attendre à ce que les employeurs soient disposés à être plus généreux en matière de bonus.

« Le fait est que les employeurs ne peuvent accorder des suppléments financiers que s’ils disposent d’une marge de manœuvre financière suffisante, commente Catherine Langenaeken, Senior Consultant Legal & Reward chez Acerta. D’un point de vue économique, 2019 a été une moins bonne année que 2017 et 2018. Fort heureusement, la rémunération financière ne constitue pas un tout, même aux yeux des travailleurs. D’autres avantages proposés par l’employeur, tels que les options de mobilité, les trajets de formation, la possibilité de relever d’autres défis au sein de l’organisation, les horaires de travail flexibles, l’indépendance par rapport au lieu de travail et un échange entre plus/moins de salaire et plus/moins de jours de congés, sont également pris en compte comme contreparties des prestations. Il s’agit là d’aspects importants qui permettront de déterminer si un travailleur continue à se sentir impliqué auprès de son employeur et lui sera fidèle. »

Les bonus non récurrents sont les plus accessibles

Le bonus collectif, en particulier la prime non récurrente liée aux résultats, reste le plus populaire malgré la diminution de cette année. Pas moins de 11,77% des employés du secteur marchand ont reçu ce bonus non récurrent en 2019. Chez les ouvriers, ce type de bonus est également utilisé comme élément salarial variable: près de 8% des ouvriers du secteur marchant reçoivent un bonus non récurrent. En 2019, environ 45 % des ouvriers des grandes entreprises (> 500 travailleurs) peuvent profiter d’un bonus non récurrent d’un montant moyen de 1196 euros brut. De tous les bonus, la prime non récurrente liée aux résultats est celui qui offre le montant moyen le plus bas.

Les warrants, bonus individuels les plus populaires

En 2019, nous assistons à un véritable tournant en ce qui concerne les bonus individuels: 6,12% des employés du secteur marchand ont opté pour le warrant, tandis qu’à peine 2% ont penché pour le bonus salarial. C’est tout l’inverse des années précédentes. Néanmoins, les warrants et les bonus salariaux réunis ne parviennent tout de même pas à toucher un plus grand nombre d’employés qu’au cours des années précédentes. Tout comme le bonus non récurrent, le warrant est également plus populaire dans les grandes entreprises que dans les petites sociétés: 16,44% des employés des entreprises du secteur marchand comptant plus de 500 travailleurs contre près de 6% des employés des entreprises du secteur marchand comptant entre 50 et 100 employés. Toutefois, qu’il s’agisse d’une grande ou d’une (plus) petite entreprise, le montant du warrant reste particulièrement élevé.

Les différences de bonus sont donc considérables en pourcentage et en euro. Le montant alloué sous la forme de warrant est bien plus élevé que les montants alloués sous d’autres formes. Les bonus sont beaucoup moins accordés aux ouvriers qu’aux employés. Les travailleurs des grandes entreprises ont plus de chances d’obtenir des bonus que leurs collègues des plus petites entreprises. Le secteur non marchand accorde tellement peu de bonus - 0,69% des travailleurs du non-marchand reçoivent un bonus en 2019 - qu’il n’est même pas abordé dans cet article. Et dans le secteur marchand, les chances d’obtenir un bonus diffèrent grandement selon le sous-secteur.

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