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Un Belge sur quatre ne comprendrait pas sa fiche de paie

Ou, à tout le moins, le libellé des fiches de paie mensuelles ne serait pas totalement compris: c’est ce que déclarent près de 27% des personnes sondées pour le compte de Prato. La fiche de paie n'attire pas non plus beaucoup d’attention: sept Belges sur dix ne la regardent généralement même pas du tout.

Tout salarié reçoit régulièrement une feuille de paie. Tous les mois dans la plupart des cas, mais certains, comme dans le secteur du travail intérimaire, reçoivent un récapitulatif chaque semaine. D'après l'étude réalisée pour Prato auprès d'un échantillon représentatif de 650 salariés de Belgique, la fiche de paie est loin d'être comprise par tous et toutes. 27% reconnaissent leurs lacunes, et chez les jeunes travailleurs de moins de 34 ans, ils sont même un sur trois à ne pas déchiffrer complètement leur fiche de salaire. Ayant réparti les résultats par région, on observe que ce sont surtout les répondants de la Région de Bruxelles-Capitale qui éprouvent le plus de difficultés à saisir les termes de la fiche de paie.

« Beaucoup de gens se contentent de jeter un œil sur le montant tout au bas de la feuille pour vérifier s'il correspond au salaire net versé sur leur compte en banque, commente Joris Peumans, CEO de Prato. Le calcul pour y arriver leur importe peu. Mais d'un autre côté, on les comprend: c'est un sujet complexe. Après la France et l'Italie, la Belgique aurait le troisième système de calcul des salaires le plus complexe au monde. Même pour les spécialistes bien informés des ressources humaines, ce n'est pas toujours évident. »


Des rémunérations directes en temps réel?


Aujourd'hui, la règle générale veut que le salaire soit versé chaque mois. Mais une tendance émerge. D'après l'enquête, une certaine catégorie de la population, en particulier les jeunes salariés de moins de 34 ans, est intéressée par un paiement hebdomadaire de ses rémunérations. Ce taux passe à 44% chez les intérimaires interrogés – qui sont déjà dans ce cas. Et 6,4% préféreraient même être payés au jour le jour.

« L’ici et le maintenant: c'est un nouveau phénomène de société. En raison de la généralisation des applications électroniques et de l'Internet mobile, les gens s'attendent à obtenir, directement et partout, ce qu'ils désirent. Le secteur bancaire a embrayé en permettant les virements instantanés. De plus en plus de gens veulent acheter directement un produit qu'ils voient. S'ils n'ont pas les liquidités, ils sont prêts à travailler quelques jours de plus – pensons aux étudiants jobistes ou aux flexijobs – afin d'épargner le montant nécessaire. C'est donc une nouvelle génération et un nouveau type de travailleurs, qui ne veulent plus attendre la fin du mois pour toucher leur salaire. D'ailleurs, 100% des étudiants jobistes interrogés déclarent préférer un paiement hebdomadaire de leur travail. Une rémunération en temps réel en quelque sorte, ou au moins quotidienne, peut apporter une solution. »

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