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Trois entreprises sur dix renoncent aux entretiens d’évaluation annuels en raison du coronavirus

La fin de l’année va souvent de pair avec les entretiens d’évaluation annuels. Le coronavirus contraint toutefois bon nombre d’entreprises à en repenser l’organisation cette année. Seule la moitié des entreprises organiseront les entretiens de fonctionnement traditionnels comme prévu. Trois entreprises sur dix s’adaptent à la nouvelle réalité et 15% ne prévoient même pas d’évaluations.

C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par Acerta en collaboration avec la KU Leuven et HR Square. Le coronavirus a mis les organisations à rude épreuve. On se souviendra de 2020 comme de l’année du télétravail, du chômage temporaire et des changements perpétuels. La manière dont les employeurs vont évaluer leurs collaborateurs mérite également d’être analysée en détail. Pour 15% des employeurs, le choix est vite fait : ils n’organiseront tout bonnement pas d’évaluation cette année. Trois entreprises sur dix aborderont les évaluations de leurs travailleurs différemment: 13% passent à l’évaluation continue, tandis que le reste reporte la date des évaluations prévue, par exemple à la mi-2021. Environ la moitié des entreprises – 53% – organiseront les entretiens d’évaluation traditionnels comme prévu.

« Le feed-back est et reste important, peut-être encore plus en ces temps de coronavirus, commente Benoît Caufriez, directeur chez Acerta Consult. Nous préférons parler de feed-forward, car l’objectif est de s’aider mutuellement à grandir. Cette année est particulièrement intéressante: quelles leçons pouvons-nous tirer de ces derniers mois et que pouvons-nous retenir pour l’avenir, quand les mesures de lutte contre le coronavirus s’assoupliront à nouveau. Tant au niveau de l’organisation qu’au niveau du collaborateur individuel, car il faut également prêter attention aux répercussions sur les collaborateurs. Le télétravail, les nouvelles compétences numériques ainsi que l’augmentation de la flexibilité et des facultés d’adaptation ont une incidence différente sur chaque individu. »

Une autre enquête d’Acerta-Indiville révèle que le plus grand souhait des travailleurs est de voir leur travail davantage reconnu et apprécié. Ils sont donc eux aussi demandeurs d’une évaluation continue. Les collaborateurs sont conscients que leur employabilité doit rester au beau fixe, mais 27% d’entre eux estiment que leurs compétences ou leur potentiel n’ont jamais été repérés et 29% affirment n’avoir jamais été informés des attentes réelles de leur employeur.

L’employabilité fait pourtant partie des éléments que les employeurs souhaitent inclure dans la rémunération. Il ressort de l’enquête d’Acerta, de la KU Leuven et de HR Square que 3 employeurs sur 4 souhaitent axer davantage la rémunération sur les efforts déployés par les collaborateurs pour accroître leur employabilité future. Il s’avère même que les employeurs seraient plus enclins à rémunérer sur la base de l’employabilité plutôt que sur l’ancienneté, par exemple.

« Nous constatons que pas moins de la moitié des travailleurs ne sont pas encore conquis par une politique salariale récompensant les performances et les résultats, conclut-il. Tant que les évaluations ne sont pas plus transparentes, plus ouvertes et ne s’organisent pas de manière continue tout au long de l’année, les travailleurs sont encore assez réticents à l’idée d’abandonner la rémunération classique tenant par exemple compte de l’ancienneté. Mieux vaut miser sur un dialogue ouvert permanent laissant suffisamment de place au feed-back et au feed-forward. Les collaborateurs ont plus que jamais besoin de feed-back, de confirmation et de motivation, surtout en ces temps de coronavirus. »

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