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Seul 1 travailleur sur 10 souhaite revenir à temps plein dans un environnement de travail traditionnel

La pandémie a accéléré le développement des compétences numériques, mais certains groupes clés restent oubliés, nous apprend également l’enquête Hopes & Fears réalisée par PwC. Il en ressort également que les travailleurs prennent leur avenir en main: 73% se disent « prêts à acquérir de nouvelles compétences ou à se former complètement à une autre activité » et 69% considèrent la formation comme une responsabilité personnelle.

Dans le cadre de son enquête Hopes and Fears 2021, une des plus vastes enquêtes mondiales menées auprès des travailleurs, PwC a sondé 32.500 personnes dans 19 pays (dont 12.003 répondants issus de pays européens). Les résultats de l’enquête confirment la flexibilité dont les travailleurs ont fait preuve, partout dans le monde, pendant la pandémie en se formant à de nouvelles compétences numériques et en s’adaptant rapidement au travail à distance. En ce qui concerne l’avenir, les travailleurs européens sont globalement confiants dans leur capacité à s’adapter aux nouvelles technologies sur leur lieu de travail. Dans le même temps, près de 6 travailleurs sur 10 estiment que le gouvernement devrait prendre des mesures pour protéger les emplois contre l’automatisation.

S’armer de nouvelles compétences pour le monde post-COVID

L’enquête de PwC sur les espoirs et les craintes pour 2021 indique que la pandémie pourrait avoir accéléré un certain nombre de tendances en matière de main-d’œuvre: 57% des travailleurs en Europe craignent que l’automatisation mette en danger de nombreux emplois et 26% pensent qu’il est probable que leur emploi soit obsolète d’ici cinq ans.

L’étude soulève également quelques perspectives encourageantes. En effet, un travailleur sur quatre en Europe affirme avoir amélioré ses compétences numériques pendant la période prolongée de confinement. Autre point important : une majorité d’Européens affirment qu’ils continueront à s’intéresser à la formation et au développement de leurs compétences à l’avenir: 73% des travailleurs se disent « prêts à acquérir de nouvelles compétences ou à se former complètement » et 69% considèrent la formation comme une question de responsabilité personnelle. 77% sont convaincus de pouvoir s’adapter aux nouvelles technologies sur leur lieu de travail.
 
« La vitesse, la portée et l’impact des changements technologiques constituent un défi pour les entreprises et la société en général, commente Femke Aerts, Senior Manager chez PwC Belgique. Tout le monde ne doit pas apprendre à coder, mais chacun devrait au moins comprendre le fonctionnement des nouvelles technologies afin de pouvoir mieux en bénéficier. Le défi de l’upskilling consiste à former les gens à penser, agir et se développer dans un monde numérique qui est durable dans le temps et susceptible de rétablir la confiance dans la société. »

Un travail intéressant

Trois quarts des travailleurs en Europe (72%) déclarent vouloir travailler pour une entreprise qui apporte une « contribution positive à la société ». Cependant, 55% des personnes interrogées en Europe ont ainsi déclaré que la sécurité de l’emploi était plus importante que l’autonomie au travail (45%). Un autre obstacle important semble être l’accès aux possibilités de formation et de perfectionnement des compétences. 38% des travailleurs européens déclarent avoir été victimes de discrimination au travail, ce qui les a empêchés d’évoluer dans leur carrière ou de bénéficier d’une formation. Cependant, ce pourcentage est moins élevé que la moyenne mondiale qui est de 50%. 18% des travailleurs européens déclarent avoir manqué des opportunités en raison de leur âge et 11% des travailleurs ont été victimes de discrimination fondée sur le genre.
 
« À l'heure où le monde continue de faire face à la crise sanitaire et l'incertitude économique, les travailleurs en viennent à exiger davantage du monde des affaires et attendent de leurs employeurs qu'ils apportent une contribution positive à la société. En Belgique, de nombreux travailleurs souhaitent mener un travail qui ait un sens. La façon dont le travail est conçu a un impact important sur notre engagement et notre bien-être, ce qui a également été confirmé par la récente étude de PwC Belgique sur les préférences des travailleurs. Cependant, les réalités économiques ont également un impact et le sentiment d'insécurité économique limite la capacité des gens à poursuivre pleinement des carrières a. Il est donc important de réfléchir à la manière dont la finalité et la réussite économique se conjuguent. Alors que les entreprises accélèrent leurs plans d'automatisation et que de nombreux emplois continuent à être délocalisés, les salariés de tous les secteurs devront acquérir de nouvelles compétences qui leur permettront de penser et de travailler différemment. Si les tendances actuelles en matière d'accès à la formation se maintiennent, l'amélioration des compétences accentuera les inégalités sociales, alors qu’elle devrait avoir l’effet exactement inverse. Les pouvoirs publics et les chefs d'entreprise doivent collaborer pour intensifier leurs efforts afin de garantir que les gens bénéficient des opportunités dont ils ont besoin. »

Le travail à distance va de l’avant, mais les avis sont partagés

L’enquête conclut que le travail à distance sera toujours présent après la pandémie. En Europe, 77% des personnes interrogées disent préférer un mélange entre travail au bureau et travail à distance, 11% seulement déclarant qu’elles aimeraient retourner à plein temps dans leur environnement de travail traditionnel. C’est particulièrement vrai pour les professionnels, les employés de bureau, les chefs d’entreprise et les travailleurs indépendants, qui sont tous en mesure d’exercer leur activité à distance grâce à la technologie. Le travail à domicile ne doit toutefois pas être limité à ce type d’emplois. À l’échelle mondiale, 43% des travailleurs manuels et 45% des travailleurs semi-qualifiés affirment qu’ils sont en mesure d’effectuer une partie de leur travail à distance.
 
Le travail à distance s’accompagne d’une utilisation plus large des outils technologiques. Cependant, seuls 34% des travailleurs européens accepteraient que leur employeur utilise des outils technologiques pour contrôler leur performance au travail, notamment des capteurs et des dispositifs portables, contre 40% qui s’y opposeraient. Beaucoup n’iraient pas jusqu’à autoriser leur employeur à accéder à leurs données personnelles. 47% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles n’étaient pas disposées à donner à leur employeur l’accès à leurs données personnelles, notamment à leurs profils sur les médias sociaux, et seulement 28% y sont favorables.
 
« Au moment où les dirigeants réinventent les bureaux de demain, nous nous attendons à ce que l’accent soit mis sur un lieu de travail où les gens peuvent renforcer leurs relations et faire l’expérience de la culture de l’entreprise, conclut Femke Aerts. Le sentiment d’appartenance joue un rôle décisif dans notre engagement. Et bien sûr, ce lieu de travail doit être un lieu où les équipes se réunissent pour faire du brainstorming, collaborer et résoudre les problèmes. Le travail à distance fera partie intégrante de notre futur mode de travail. La collaboration virtuelle deviendra un aspect bien ancré du travail des employés. »

 

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