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Près d'un collaborateur en télétravail obligatoire sur deux retournera à mi-temps au bureau dès qu'il aura le feu vert

47% des Belges en télétravail obligatoire veulent retourner au bureau à mi-temps dès qu’ils le pourront à nouveau, indique un sondage réalisé par Acerta et StepStone auprès de 3.000 Belges actifs. Pour près de 4 répondants sur 10, la vaccination représente un facteur décisif dans le retour au bureau à mi-temps. Une attention particulière devra être portée à éviter l’apparition d’un fossé profond entre les travailleurs qui veulent revenir et ceux qui préfèrent continuer à travailler à domicile.

Bon nombre de Belges semblent en avoir assez du bureau à domicile, à en croire les résultats de cette enquête. Pas moins de 47% des sondés déclarent qu'ils retourneront sur le lieu de travail au moins à mi-temps dès qu'ils auront le feu vert. Cette grande disposition à retourner au bureau implique également des dangers pour les entreprises. En effet, plus de la moitié des travailleurs ne sont pas encore prêts à passer à nouveau plusieurs jours par semaine sur le lieu de travail. Un énorme fossé risque donc d’apparaître entre les travailleurs qui veulent retourner au bureau et les fervents adeptes du travail à domicile, qui se plaisent parfaitement dans leur home office.

« Les entreprises doivent à présent faire leurs devoirs, commente Amandine Boseret, conseillère juridique chez Acerta: comment mèneront-elles à bien le retour au bureau? Mais aussi: comment feront-elles en sorte que les équipes ne soient pas divisées en deux (travailleurs à domicile versus travailleurs au bureau)? Il est préférable que les équipes se penchent elles-mêmes sur la question afin d'élaborer une formule de travail à domicile qui leur convient. Le retour au bureau doit apporter une valeur ajoutée pour l’emploi. Le travail administratif et le travail de connaissance peuvent parfaitement continuer à être effectués à la maison, tandis que les travailleurs peuvent se retrouver sur le lieu de travail pour la co-création, le brainstorming et les entretiens difficiles, par exemple. Les entreprises étudient déjà comment organiser l’afflux de collaborateurs dans leurs bureaux en toute sécurité d’un point de vue sanitaire, en vue d’éviter une nouvelle hausse des contaminations. »

Davantage d'heures prestées

49% travailleurs sondés déclarent par ailleurs qu'ils prestent désormais plus d'heures par semaine à la maison que précédemment au bureau - 41% autant et seuls 7% travaillent moins qu'au bureau. « La disparition du trajet domicile-lieu de travail a soudainement 'ajouté' une à deux heures par jour pour bon nombre de travailleurs, analyse Benoît Caufriez, Directeur d’Acerta Consult. Les chiffres montrent que la plupart des travailleurs occupent ce temps supplémentaire derrière leur ordinateur. Les entreprises mettent davantage l’accent sur les résultats plutôt que sur la présence, en raison du travail à domicile. C'est une bonne chose, mais cela augmente aussi la pression sur les travailleurs à domicile. Les collaborateurs font également plus d'efforts car nous vivons une période d’incertitude. Ils veulent préserver leur propre emploi et donner un coup de pouce à leur employeur. »

Une charge de travail plus élevée

Le coronavirus a également fait augmenter la charge de travail. 64% des Belges actifs sondés indiquent connaître une charge de travail plus élevée pendant le travail à domicile qu’avant la crise du coronavirus. Pour la moitié des travailleurs, l'équilibre vie privée-vie professionnelle est actuellement perturbé. Et c'est là que réside le danger, selon les experts en travail à domicile d'Acerta. « Les travailleurs se dépassent parfois chez eux, conclut-il. Il s'agit d'une observation importante dont les entreprises doivent déjà tenir compte maintenant, mais aussi certainement dès le retour partiel des collaborateurs au bureau. Le dirigeant ou le manager joue un rôle clé à cet égard, de manière à pouvoir contrôler les priorités et à pouvoir établir des principes au niveau de l'équipe concernant le meilleur mode de collaboration. Des accords simples en matière de disponibilité peuvent créer une marge de manœuvre pour que le travailleur puisse évoluer dans ce nouvel environnement de travail à domicile ou hybride, faire face aux divers stimuli en ligne et hors ligne et développer de nouvelles habitudes adaptées au travail hybride. »

 

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