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Près de 4 Belges sur 10 envisagent un changement de carrière

Bon nombre d'entre eux souhaitent un emploi complètement différent dans un secteur totalement opposé, tandis que d'autres visent un emploi similaire dans un autre secteur ou un passage à un autre statut. 45% de la population active belge a postulé au moins une fois au cours des six derniers mois.

C’est ce qui ressort d’une enquête d’Acerta et de StepStone auprès de 3.000 travailleurs. Les chiffres montrent que cette année (après le recul lié au coronavirus en 2020), la mobilité professionnelle augmente à nouveau sur le marché de l’emploi.

Changement de carrière

Pendant le premier confinement de la crise du coronavirus, la mobilité professionnelle dans notre pays a plongé à son niveau le plus bas depuis dix ans. En raison de l'incertitude économique, les travailleurs ne recherchaient pas (plus) un nouvel emploi et s’accrochaient au leur. Mais les résultats de cette nouvelle enquête montrent un marché de l’emploi à nouveau en mouvement. En effet, 37% des travailleurs belges envisagent de changer de carrière dans l'année. Une personne sur cinq songe à une autre fonction dans un autre secteur (soit un changement total) et 13% pensent à un emploi similaire dans un autre secteur. De plus, 4% projettent un changement de statut : de travailleur à indépendant, ou vice versa. Enfin, 12% des Belges ne souhaitent pas changer de fonction, mais bien d’employeur, au cours de l'année à venir.

Plus de candidatures

Bon nombre de Belges ne restent pas (plus) les bras croisés. Ces six derniers mois, 45% ont répondu au moins une fois à une offre d'emploi, contre 34% il y a un an (pendant la première vague du coronavirus). Pour l'année 2019 « ordinaire », 44% ont déclaré au moment de l'enquête avoir postulé au moins une fois au cours des six derniers mois. Nous nous trouvons donc une fois de plus au même niveau aujourd'hui. La plupart des travailleurs se montrent très optimistes quant à leurs chances de trouver un nouvel emploi: 46% s'attendent désormais à trouver rapidement un autre emploi au moins équivalent s’ils passent à l’action.

« Il vaut mieux que les entreprises soient conscientes que les collaborateurs ne sont pas paralysés par l’incertitude et qu’ils osent tenter leur chance ailleurs, commente Benoît Caufriez, Directeur d’Acerta Consult. Elles devront faire preuve de vigilance pour conserver leurs meilleurs talents. Une communication transparente, par exemple sur le travail à domicile et les possibilités de relever de nouveaux défis, constitue un bon début. La plupart des collaborateurs veulent savoir à quoi s’en tenir après une année de coronavirus. »

En raison du coronavirus, le travail à domicile est en outre devenu un élément clé dans les candidatures: 58% des travailleurs en tiennent compte dans le choix d’un nouvel employeur. « Constat frappant à prendre en considération: les collaborateurs qui n'ont pas eu la possibilité de travailler à domicile au cours de l'année écoulée ont davantage postulé (68%) par rapport à ceux qui ont pu le faire (30%), ajoute-t-il. Les travailleurs qui doivent souvent se rendre au bureau pendant la crise du coronavirus envisagent aussi plus fréquemment de changer de secteur (63% contre 44%). Les entreprises connaissent donc les cartes qu’elles doivent jouer, même après le coronavirus. Le travail hybride, à savoir une combinaison de travail à domicile et de travail au bureau, représente l'avenir. »

Des efforts supplémentaires pour le même salaire

Enfin, une dernière observation frappante de l'enquête: à cause de la crise du coronavirus, le Belge est prêt à consentir des efforts supplémentaires pour son employeur moyennant le même salaire. C’est ce qu’ont déclaré 62% des personnes interrogées. « Les entreprises ne doivent pas se limiter au salaire pour retenir leurs meilleurs talents, conclut-il. La mobilité professionnelle interne, qui consiste à confier aux travailleurs un nouveau rôle au sein de leur propre entreprise, peut par exemple être un moyen de maintenir leur motivation. Il reste une marge d’amélioration à cet égard: plus de la moitié des collaborateurs (53%) n'ont pas constaté de changement dans leur emploi l’année dernière. Près de 40% estiment ne pas avoir assez de possibilités d’apprentissage dans leur fonction et restent donc sur leur faim. Pour les employeurs, il s’agit d'un signal important : deux fois plus de collaborateurs qui jugent l’apprentissage insuffisant dans leur emploi ont postulé en dehors de l'entreprise: 60% contre 30 % des collaborateurs qui estiment apprendre suffisamment. Ces derniers ont également beaucoup moins tendance à envisager un changement de carrière. »

 

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