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Pour 7 jeunes travailleurs sur 10, la politique de durabilité de leur entreprise est capitale !

L’Observatoire initié par CBC Banque & Assurance sur « Les jeunes et l’attractivité du monde du travail » vient de rendre ses premières conclusions. Particulièrement éclairantes sur ce qui motive les 18-32 ans à travailler et s’engager au sein d’une entreprise. Mots-clés : sens, durabilité, flexibilité, salaire équitable, reconnaissance…

Du sens avant toute chose ! C’est ce que 86% du panel de 750 jeunes travailleurs sondés début avril par CBC Banque&Assurance disent attendre en priorité de leur emploi. Cette exigence, pour 70% de ces 18-32 ans, l’entreprise devrait avant tout la remplir à travers une politique de durabilité jugée « indispensable ». 81% des jeunes interrogés estiment même que leur employeur se doit d’être « engagé ou utile envers la société » et ceci, prioritairement en faveur de l’environnement (48%) et envers la lutte contre les discriminations sociales et contre le racisme (40%).

D’autres critères plus concrets et pratiques concourent à satisfaire aujourd’hui les jeunes travailleurs. Par exemple, ceux-ci sont plus attirés par une entreprise locale (37%) ou nationale (36%) qu’internationale (26%). D’autre part, ils sont 61% à préférer une entreprise ayant une organisation horizontale qui favorise la collaboration et la flexibilité (61%) plutôt que verticale. Enfin, un salaire adéquat (41%), la reconnaissance (34%) ainsi que le travail d’équipe (32%) sont les critères RH les plus importants dans le choix d’un employeur.

« Pour les jeunes générations, il n’est plus question aujourd’hui d’être dirigées par une hiérarchie rigide ou l’ordre prime sur les valeurs. Dans leur quête de sens, les jeunes travailleurs souhaitent de la confiance, de l’écoute et de la solidarité. Ils attendent d’un manager avant tout de l’intelligence émotionnelle et une culture de feedback. Les jeunes abondent vers la collaboration et sont de plus en plus agiles quant à leur métier. C’est pour cette raison qu’à l’heure actuelle et pour un bon moment, une entreprise doit plus miser sur un profil et sur les qualités d’un futur collaborateur que sur un diplôme ou des compétences. Particulièrement dans le monde bancaire, nous sommes à la recherche de profils créatifs, agiles et ayant une réelle envie d’apprendre. » constate Fabien Claus, DRH de CBC Banque et Assurance.

L’enquête de l’Observatoire CBC révèle par ailleurs que les valeurs les plus attendues par les jeunes d’un employeur sont avant tout la confiance (50%), l’écoute (35%) et la solidarité (32%).

Changer minimum tous les 5 ans

Même si la séquence « crise covid » a eu un impact sur la vision que les jeunes ont du travail – aspirations à un meilleur équilibre vie privée - vie professionnelle (31%) ainsi qu’à un meilleur salaire (28%) et à travailler dans une entreprise plus stable (26%) – le jeune reste partisan d’une mobilité sur le marché de l’emploi. Ainsi 43% des jeunes actifs pensent qu’il faut changer d’emploi minimum tous les 5 ans, ils ne sont que 46% a éventuellement envisager une carrière linéaire dans la même entreprise ou le même secteur.

Marine De Ridder, chercheuse et chargée de cours à l’ICHEC Brussels Management School résume et nuance : « La question du sens est aujourd’hui centrale, pour les jeunes, mais aussi pour les travailleurs plus expérimentés comme le montrent d’autres études. La présente enquête met cependant en lumière l’ambiguïté du rapport des jeunes à la durabilité et au sens. En effet, même s’ils soulignent massivement l’importance de ces éléments, les premiers critères d’attractivité d’une organisation restent néanmoins la rémunération, l’environnement de travail et les possibilités de développement personnel. »

La chercheuse en déduit un autre paradoxe : « les chiffres dénotent une attente forte des 18-32 envers les entreprises pour qu’elles s’engagent dans la durabilité, mais d’autres chiffres traduisent une difficulté pour les jeunes à s’inscrire, à titre individuel, dans des choix de carrière qui concourent à une société plus durable. Ce paradoxe n’est cependant pas propre aux jeunes. Nous voulons (presque) toutes et tous que les choses évoluent positivement mais peu d’entre nous sont réellement prêts à sacrifier du confort de vie au profit de ces enjeux de durabilité. »

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