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Plus d’une entreprise sur deux est confrontée à une pénurie de main-d’œuvre

Les entreprises belges font état d’une solide reprise de leur chiffre d’affaires, celui d’octobre 2021 dépassant de 9% celui d’octobre 2019, d'après la Banque nationale de Belgique (BNB). Une importante hétérogénéité reste observée au niveau tant du secteur d’activité que de la taille des entreprises. Cependant, les contraintes d’offre que représentent les problèmes d’approvisionnement, la hausse des coûts des intrants et la pénurie de main-d’œuvre pèsent sur la reprise.

La pénurie de main-d’œuvre prévaut surtout en Région flamande, où le chômage est plus faible, entraînant également une pression à la hausse plus forte sur les salaires. Ces enseignements sont tirés d'une enquête menée auprès des entreprises belges par la BNB et plusieurs fédérations d’entreprises et d’indépendants. Au total, 2.287 entreprises et indépendants y ont participé. La plupart des entreprises s’attendent à ce que les problèmes d’approvisionnement se prolongent jusqu’à la mi- ou la fin de 2022 et à ce que l’augmentation sensible des prix de vente se poursuive au cours des six prochains mois.

Au niveau du marché du travail, la situation a évolué depuis le mois de juin: le recours au chômage temporaire a diminué et le travail est davantage réalisé sur site, mais la pénurie de main-d’œuvre est devenue encore plus importante. Moins d’un pour cent des travailleurs du secteur privé est actuellement au chômage temporaire, contre 2,4% en juin. Ensuite, la part des travailleurs en télétravail à temps plein a fondu (2% en octobre contre 22% en juin), au profit d’une organisation combinant travail à domicile et travail sur site (37% en octobre contre 16% en juin).

La pénurie de main-d’œuvre s’est accentuée et est un problème que rencontrent près de six entreprises sur dix (indépendants exclus): pour 17% des entreprises interrogées, il s’agit d’une forte pénurie, pour 22% d’entre elles, d’une pénurie modérée et pour 19%, d’une pénurie légère. Au-delà de la vigueur de la reprise et de la demande accrue, la pénurie de main-d’œuvre est également due à des départs volontaires plus nombreux et aux problèmes de recrutement de nouveaux employés. En effet, 27% des entreprises interrogées considèrent qu’il y a plus de départs volontaires qu’habituellement ces six derniers mois, tandis que 13% seulement pensent qu’il y en a moins que d’habitude. L’écart est encore plus marqué dans l’horeca, l’agriculture et les professions de contact non médicales.

Cela confirme l'hypothèse selon laquelle de nombreux travailleurs des secteurs les plus touchés ont cherché et trouvé un autre emploi. Par ailleurs, les difficultés de trouver de nouveaux employés sont aussi importantes et généralisées dans l’ensemble des secteurs d’activité. Selon les entreprises interrogées, les problèmes de recrutement sont en premier lieu liés aux candidats : une entreprise sur deux pointe le manque de candidats et une entreprise sur trois les compétences faisant défaut chez les candidats. En revanche, le refus par le candidat des conditions salariales et des conditions de travail proposées n'est signalé que par une entreprise sur dix environ. Mais ce chiffre ne comprend probablement que les entreprises où il y avait des candidats qui sont passés par le processus de sélection et qui ont spécifié la raison de leur refus.

 

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