< Retour au sommaire

Plus d’un salarié sur deux quitterait son emploi s’il/elle ne bénéficiait pas d'une flexibilité post-pandémie

C’est ce qui ressort de l’enquête Work Reimagined Employee Survey publiée par EY et qui a sondé plus de 16.000 salariés dans 16 pays. Neuf répondants sur dix souhaitent une certaine flexibilité quant au lieu et au moment où ils travaillent. Les Millennials sont quant à eux deux fois plus susceptibles de démissionner que les baby-boomers s’ils ne reçoivent pas la flexibilité souhaitée.

S'ils avaient le choix, plus de la moitié des salariés interrogés (54%) opteraient pour la flexibilité du temps de travail. En comparaison, 40% d'entre eux veulent de la flexibilité dans leur lieu de travail. En moyenne, les salariés souhaiteraient travailler entre deux et trois jours à distance après la pandémie. Lorsque les restrictions liées à la crise sanitaire s'atténueront dans leur pays, 22% préféreront travailler à temps plein au bureau, et 33% disent vouloir une semaine de travail plus courte. Plus de la moitié (67%) pensent que leur productivité peut être mesurée avec précision, quel que soit le lieu où ils se trouvent.

Ceux qui sont les plus susceptibles de changer d'emploi s’ils ne bénéficient pas de flexibilité post-pandémie sont les cadres et les dirigeants, ainsi que les personnes ayant un rôle technologique ou financier. Les personnes les plus susceptibles de rester dans leur poste actuel sont les baby-boomers, les personnes ayant plus de 10 ans d'ancienneté et celles qui occupent des postes dans l'administration ou l'enseignement.

Malgré la volonté apparente de changer d'emploi pour bénéficier de conditions de travail plus flexibles, la plupart des salariés interrogés (76%) se disent satisfaits de leur emploi, et presque tous (93%) disent qu'ils prévoient de rester dans leur poste actuel au cours des 12 prochains mois.

Travail à distance et culture organisationnelle

L'enquête a également sondé les attitudes à l'égard des pratiques de travail existantes, les employés interrogés étant globalement positifs quant à l'impact du travail à distance. Près de la moitié (48%) affirment que la culture de leur organisation a changé et s'est améliorée au cours de la pandémie de Covid-19, tandis que seulement 31% pensent qu'elle s'est détériorée.

Le travail en tout lieu nécessite des investissements technologiques

La perspective d'un travail flexible de plus en plus répandu entraîne une augmentation des besoins en technologie, tant sur le site qu’à domicile. 64% pour cent des personnes interrogées déclarent vouloir une meilleure technologie au bureau (par exemple, une connexion Internet plus rapide et des vidéoconférences), près de la moitié (48%) disent vouloir que les entreprises améliorent le matériel à domicile (par exemple, des écrans et des casques supplémentaires), et presque la même proportion (47%) aimeraient être remboursés pour les dépenses liées à l'Internet haut débit et au téléphone. Toutefois, malgré l'évolution vers de nouvelles méthodes de travail et l'adoption rapide de la technologie des réunions virtuelles, 67% des personnes interrogées souhaiteraient voyager pour affaires de façon modérée à importante après la pandémie de Covid-19, soit une augmentation par rapport aux 49% de l'enquête précédente (en 2020).

 

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages