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Plus de huit Français sur dix estiment l’entreprise responsable du bonheur de ses salariés

Alors que les grandes entreprises multiplient les engagements planétaires, les salariés français demandent à l’entreprise de se recentrer sur ses missions premières, de « cultiver son jardin », montre un sondage mené par l’IFOP pour Philonomist. Ils expriment en même temps une forte demande, insatisfaite, de bonheur, de reconnaissance, d’association aux décisions et de sens.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 970 salariés des secteurs public et privé extrait d’un échantillon de 2.023 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Pour ces Français, ce n’est pas à l’entreprise de résoudre les dérèglements mondiaux. Ils jugent, à une écrasante majorité, l’État plus crédible face au réchauffement climatique, aux inégalités, ou à la pauvreté. D’après les répondants, l’entreprise doit avant tout « servir ses clients » (35%) ou « faire du profit » (34%), mais 12% toutefois répondent « rendre le monde meilleur ».

Autre constat: les répondants expriment une grande frustration, et une très grande demande inassouvie de bonheur, de reconnaissance, d’implication et de sens. 49% se disent parfois amenés à agir contre leurs valeurs, 46% se disent parfois infantilisés par leur hiérarchie. 28% se considèrent « pris dans un flux dont ils ne voient pas le résultat ».

Cette frustration est l’envers d’une attente considérable, analyse-t-on chez Philonomist. 82% des répondants estiment l’entreprise responsable du bonheur de ses salariés – oui, le bonheur, et non pas seulement le bien-être. « On aurait pourtant tort de croire qu’ils attendent de l’entreprise qu’elle leur fournisse les ingrédients d’un bien-être orienté vers le seul confort matériel, commente Anne-Sophie Moreau, rédactrice en chef de Philonomist. Le bonheur au travail relève plutôt d’une satisfaction profonde liée au libre exercice de leur activité, au sentiment d’effectuer une véritable ‘action’ au sens que donne Hannah Arendt à cette forme de travail ancré dans la cité, tourné vers l’avenir et porté par la perspective d’une vision commune. »

Cette attente de bonheur apparaît en effet « associée à un engagement dans le collectif »: 77% voudraient que l’entreprise fonctionne comme une démocratie pour ses salariés, 45% voudraient que les salariés soient davantage impliqués pour débattre sur le sens de leur activité, et 58% s’estiment liés à l’entreprise au-delà du contrat de travail. Enfin, 37% seraient prêts à gagner moins en échange d’un travail qui ait un sens.

Source: www.philonomist.com

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