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L’obsolescence des compétences: premier défi des entreprises

Près d’un salarié sur trois se sentirait dépassé par la technologie. Les DRH estiment quant à eux à 42% la part des emplois présentant un risque d’obsolescence des compétences à trois ans. Un des principaux défis pour les années à venir consistera à associer formation et transformation.

Ces enseignements ressortent du baromètre international « Transformations, compétences et learning » publié par le groupe français CEGOS. Pour cette édition 2019, 1.780 salariés et 240 responsables RH ou responsables de la formation, travaillant tous dans des entreprises du secteur privé de 50 collaborateurs ou plus, ont été interrogés dans quatre pays: France, Allemagne, Italie et Espagne.

31% des salariés ont le sentiment d’être « dépassés » par la technologie et l’inquiétude des DRH est encore plus forte, puisque 53% d’entre eux (+12 points versus 2018) pensent que leurs collaborateurs se sentent effectivement dépassés par la technologie. Bien au-delà de ce sentiment de « dépassement », 39% des salariés craignent tout simplement de voir leur emploi disparaître avec la transformation digitale; c’est cinq points de plus que l’an dernier.

Malgré tout, salariés et DRH gardent confiance dans la capacité de leurs entreprises à anticiper et accompagner la transformation digitale. Pour faire face aux impacts du digital sur les métiers et les compétences, 74% des DRH français placent la formation au premier rang des moyens mobilisés, devant la réorganisation du travail (56%) et la mobilité interne (50%). En France, 89% des salariés et 93% des DRH reconnaissent d’ailleurs que le développement des compétences est considéré par leur entreprise comme un levier stratégique. Pour preuve, le développement des compétences n’est plus l’apanage de la DRH. Des salariés à la Direction générale, en passant par les Directions opérationnelles, avec la DRH en première ligne: le développement des compétences irrigue l’ensemble du corps social de l’organisation.

Les directions opérationnelles (directions « métiers ») sont de plus en plus impliquées dans les actions de développement des compétences des équipes, selon 78% des DRH français. Les salariés eux-mêmes semblent aussi vouloir prendre de plus en plus la responsabilité de leur formation: 49% d’entre eux en France pensent que le développement des compétences est une responsabilité partagée entre l’entreprise et le salarié (en baisse de -12 points sur un an). 17% estiment que c’est d’abord une responsabilité du salarié: c’est 13 points de plus qu’il y a deux ans. S’il s’agit encore d’un signal faible, la volonté des salariés de prendre en main leur formation n’est pas négligeable, même s’ils attendent encore un soutien effectif de l’entreprise pour choisir les bonnes ressources et les dispositifs adaptés.

Dans la même optique, 95% des salariés sondés dans les quatre pays se disent prêts à se former par eux-mêmes pour s’adapter aux transformations digitales. Et 55% sont prêts à financer eux-mêmes une partie des coûts de leur formation. 78% sont disposés à suivre une formation en dehors de leur temps de travail. Sans surprise, c’est encore plus vrai chez les managers que chez les non encadrants.

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