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Les entreprises tardent à redémarrer l’embauche des étudiants jobistes

Entre janvier et avril 2021, le nombre d’étudiants bénéficiant d’un job a baissé de 27% par rapport à la même période un an plus tôt. Par rapport à 2019, la baisse est encore plus forte (-37%). La fermeture de l’Horeca et le télétravail structurel sont des explications à cette diminution. En avril, cependant, les recrutements de jobistes ont repris avec une augmentation de 191%. Une tendance qui devrait se poursuivre à la hausse avec la campagne de vaccination et la réouverture de nouveaux secteurs d’activité.

Ces enseignement ressortent de la dernière étude de Partena Professional qui confirme que les différents confinements ont fortement joué sur les possibilités d’embauches d’étudiants. Cependant, même au sein d’entreprises de secteurs faiblement impactés par la pandémie, le recrutement des étudiants est en baisse. C’est notamment dû au télétravail, qui empêche de nombreux étudiants de récupérer des jobs qu’ils effectuaient avant la pandémie.

« Dans de nombreux secteurs qui, habituellement engagent des étudiants, comme le secteur financier, de la vente ou encore des services aux entreprises, nous assistons à une baisse significative des embauches, explique Wim Demey, Customer Intelligence Manager chez Partena Professional. Cela est en majeure partie lié au télétravail qui empêche d’accueillir et de former les étudiants sur place. Lancer et former un étudiant à distance est souvent plus coûteux pour les entreprises que l’étudiant lui-même. N’oublions pas non plus que le chômage temporaire correspond toujours à 8% des heures prestées au sein des entreprises. Pour cette raison il est impossible pour certaines entreprises d’engager des étudiants comme elles le font habituellement. »

Un mois d’avril synonyme d’espoir

Plus d’un an après le premier confinement, synonyme de perte d’emploi pour de nombreux jobistes, le déconfinement est en route et le nombre d’étudiants bénéficiant d’un job en avril a explosé de 191% par rapport au mois d’avril 2020. La réouverture de l’Horeca et des métiers de l’hôtellerie, souvent en recherche de main d’œuvre étudiante, ont permis à de nombreux jeunes de retrouver un job après une longue année de disette. « Cet été l’Horeca et le secteur de l’événementiel auront repris des couleurs grâce à la vaccination massive de la société, note-t-il. Nous nous attendons à ce que les offres de jobs étudiants continuent d’augmenter. Si la tendance se poursuit, d’ici la fin de l’année, nous pourrions retrouver les niveaux d’engagement d’avant pandémie. »

Une neutralisation des heures prestées

Le nombre d’heures d’occupation pour lequel la rémunération de l’étudiant n’est pas soumise au calcul des cotisations ordinaires de sécurité sociale (mais uniquement d’une cotisation de solidarité) est de 475 heures maximum par année civile. Ce contingent de 475 heures de travail peut être librement réparti sur toute l’année civile chez un ou plusieurs employeurs.

En raison de la crise du coronavirus, les heures prestées en tant qu’étudiant durant le 1er trimestre 2021 dans les secteurs des soins de santé et de l’enseignement sont neutralisées. En d’autres termes, ces heures ne viennent pas en déduction du contingent de 475 heures. Cette neutralisation a été prolongée pour le 2ème trimestre 2021 et étendue aux centres de vaccination. Finalement, il est en principe prévu que les heures prestées en tant qu’étudiant durant le 3ème trimestre 2021 soient également neutralisées et cela, quel que soit le secteur dans lequel l’étudiant sera occupé.

 

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