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Le travailleur belge se déclare moins souvent malade

Au cours des trois derniers mois, le Belge s’est déclaré moins souvent malade par rapport à l’année précédente. En novembre et décembre 2020, 1,8% des heures de travail ont en moyenne été perdues en raison d’absentéisme pour maladie de courte durée (absence de moins d’un mois). Ce chiffre est d’un quart inférieur à celui de novembre et décembre 2019. Les premiers chiffres de 2021 confirment la tendance positive.

Les chiffres de l’absentéisme pour maladie nous indiquent que le Belge actif tient bon, relève Acerta sur base des données de 28.500 entreprises. Les absences fréquentes de courte durée constituent un bon paramètre pour détecter le surmenage. En d’autres termes, ces chiffres nous permettent d’observer dans quelle mesure le Belge actif peut relever les différents défis auxquels il est confronté. Lorsqu’un travailleur s’absente régulièrement pour cause de maladie de courte durée, les charges à supporter sont supérieures aux charges supportables.

Absentéisme pour maladie en baisse depuis trois mois consécutifs

Durant la deuxième vague (novembre/décembre), les chiffres de l’absentéisme pour maladie de courte durée ont fait un net plongeon. Les chiffres étaient inférieurs de pas moins d’un quart à ceux des mêmes mois en 2019. Ils sont également inférieurs d’un quart par rapport à ceux de la première vague de coronavirus. Les premiers chiffres pour 2021 confirment cette tendance : la part d’heures de travail du mois de janvier perdues pour cause de maladie continue d’être inférieure d’un quart par rapport au même mois l’année dernière. Depuis trois mois consécutifs, les chiffres d’absentéisme pour maladie sont donc nettement inférieurs par rapport à ces mêmes mois un an plus tôt.

Selon Elke Van Hoof, professeur à la Vrije Universiteit Brussel, cela met en exergue la résilience du belge actif. « Les chiffres sur l’absentéisme pour maladie de courte durée à la fin de 2020 et au début de 2021 sont une bonne nouvelle, observe-t-elle. Ce que nous constatons, c’est que le belge actif a plus de résilience que nous ne le pensons. À moins d’avoir contracté le virus proprement dit, toute la situation autour du coronavirus ne le rend pas malade. La résilience a certes baissé, mais le belge actif tient bon. Le fait d’avoir vu se déclarer moins d’infections à la grippe et à d’autres virus aide aussi quelque peu. Par souci de clarté : il s’agit ici du travailleur belge moyen, et non de groupes spécifiquement vulnérables, où l’histoire est tout autre. »

L’absentéisme pour maladie de courte durée 8,6% inférieur à 2019

Au cours des mois de coronavirus de 2020, il y a eu moins d’absentéisme pour maladie de courte durée parmi les travailleurs belges par rapport à 2019. L’explication de cette baisse ne réside pas dans le succès du chômage temporaire. La promotion du télétravail a bel et bien donné un élan positif.

« Durant la première vague de coronavirus, les gens se sont, par mesure de précaution, déclarés en incapacité de travail dès les moindres symptômes de maladie, explique Laura Couchard, conseillère juridique chez Acerta. L’effet de cette situation est clair : le pourcentage d’absentéisme pour maladie de courte durée de mars 2020 s’élève à 4,5 % des jours ouvrables, soit une hausse de pas moins de 62 % par rapport au même mois l’année précédente. Et pourtant, les chiffres d’absentéisme pour maladie pour tous les mois de coronavirus de 2020 restent inférieurs à ceux de 2019. Et nous pouvons dire, sur la base des premiers chiffres de 2021, que cette tendance se poursuit. »

Nous ne prospérons pas, mais nous tenons bon

Selon Laura Couchard, « tous ces chiffres et statistiques montrent que le belge actif se dit qu’au fond, ça peut aller. La situation n’est pas idyllique, mais ça va. C’est déjà une performance remarquable. Il se pourrait même que nous sortions plus forts de cette crise. Tout ceci indique que nous nous adaptons à la nouvelle situation. Et tant mieux, parce que c’est loin d’être terminé. S’adapter, développer de nouvelles stratégies, se réinventer... Nous ne le faisons que lorsque nous ne pouvons vraiment pas faire autrement. Le changement va toujours de pair avec le mal-être. Le mal-être croissant a révélé ce besoin de rechercher des stratégies alternatives. En soi, communiquer son mal-être n’est donc pas négatif, mais plutôt un signe d’adaptation. »

 

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