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Le télétravail continuera à connaître un engouement sans précédent en Wallonie après la crise

La crise a convaincu bon nombre d’employeurs de l’efficacité du télétravail et a mis en évidence les points d’attention et les critères de réussite pour le futur. D’après une étude menée en juin par SD Worx et l’Union Wallonne des Entreprises auprès de 222 organisations, 90% des employeurs wallons devraient proposer du télétravail après la crise, alors qu’avant la crise, seuls 50% des employeurs le proposaient à leurs collaborateurs.

« Après cette période de télétravail forcé, nous constatons qu’il y aura, après la crise, une forte augmentation des possibilités liées au télétravail auprès des entreprises wallonnes, commente Benoît van Grieken, consultant chez SD Worx. 90% des employeurs comptent en effet continuer à offrir à leurs collaborateurs la possibilité de faire du télétravail. C’est une augmentation significative car ils n’étaient que 50% avant la crise. 43% des travailleurs wallons devraient ainsi pouvoir continuer à travailler depuis leur domicile. Les chiffres sont plus élevés dans les PME de moins de 50 travailleurs: 62% des collaborateurs feraient du télétravail. »

C’est une évolution majeure, rarement vue auparavant, ajoute Olivier de Wasseige, administrateur délégué de l’Union Wallonne des Entreprises. « L’étude démontre que non seulement les collaborateurs sont demandeurs, mais également que les employeurs en voient les bénéfices d’un point de vue managérial. Selon 92% des entreprises wallonnes interrogées, le télétravail se déroule aussi bien, voire mieux que prévu. »

Augmentation du télétravail sur base structurelle

Un Wallon sur trois pourrait travailler de manière structurelle en dehors du bureau après la crise. « Le télétravail structurel demande en effet l’adoption d’une politique formelle et écrite, avec entre autres une indication claire sur la fréquence du recours au télétravail, précise Benoît van Grieken. On constate que, bien que le télétravail soit déjà pratiqué parmi les répondants, une majorité d’entre eux n’a pas encore de politique formelle et écrite en matière de télétravail et qu’il existe de grandes disparités en fonction de la taille des sociétés. » Les Wallons qui s’adonneraient au télétravail structurel, le feraient entre un et deux jours par semaine. La décision de recourir au télétravail structurel résiderait principalement dans la nature du travail effectué.

Points d’attention et critères de réussite

« Au niveau des points d’attention, l’enquête a mis en évidence la nécessité de mettre en place une infrastructure IT adaptée, de préparer les collaborateurs et les dirigeants à cette évolution dans l’organisation du travail, avec un management reposant sur des objectifs et cultivant la confiance à l’égard de la culture d’entreprise, explique Olivier de Wasseige. Une fois ces balises mises en place, le bien-être et l'équilibre vie professionnelle-vie privée des collaborateurs sont les principales raisons pour lesquelles les employeurs mettent en place le télétravail au sein de leur organisation. Le télétravail est en effet reconnu comme un facteur de bien-être, de motivation et d’autonomie pour 80% des employeurs. Nous constatons que les employeurs souhaitent également par ce biais réduire le stress lié aux embouteillages et jouer un rôle pour une meilleure mobilité dans notre région. »

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