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Le taux d’occupation dans les entreprises belges est plus élevé qu’avant l’apparition du coronavirus

Pour la première fois, le taux d’occupation en Belgique dépasse le niveau d’avant la crise du coronavirus. Fin 2021, les travailleurs à disposer d’un contrat à durée déterminée ou indéterminée étaient 1,3 % plus nombreux qu’en 2019. Le secteur de l’horeca a connu une remontée particulièrement forte l’année dernière.

La crise du coronavirus a porté un coup au marché de l’emploi. En 2020, le taux d’occupation a diminué de 2,1 % dans les entreprises belges. Sans le système du chômage temporaire, ce déclin aurait probablement été encore plus marqué. Toutefois, les bonnes nouvelles font leur retour : le taux d’occupation a augmenté de 3,5 % en 2021 et se situe donc pour la première fois à un niveau supérieur à celui d’avant la crise du coronavirus (+1,3 %). Il s’agit d’emplois assortis de contrats à durée déterminée ou indéterminée. C’est ce qu’il ressort d’une analyse du prestataire de services RH Acerta sur la base des données de 30 000 entreprises.

L’horeca affiche la plus forte reprise pour l’année dernière

Ce secteur a été le témoin du come-back le plus remarquable l’an dernier, avec une augmentation de pas moins de 57,7 % en 2021. L’horeca est ainsi presque revenu au niveau d’avant la crise du coronavirus (-3,4 %).

En comparant le taux d’occupation dans d’autres secteurs avec la période précédant l’émergence du coronavirus, nous remarquons que les secteurs de la logistique et du transport (+8,3 %), du commerce de gros et de détail (+6,1 %), de la chimie, de l’industrie pharmaceutique et de l’énergie (+5,6 %) présentent les meilleurs chiffres. Ces trois secteurs comptent désormais plus de travailleurs qu’en 2019.

L’industrie métallurgique et manufacturière reste à la traîne, avec une différence de -5,6 % d’occupation par rapport à 2019.

Les plus petites entreprises connaissent la plus forte significative

Les TPE belges, comptant moins de 5 travailleurs, ont été victimes de la plus forte baisse de l’occupation en 2020, mais vivent actuellement, en 2022, la plus forte reprise. En matière d’occupation, elles présentent donc des chiffres légèrement supérieurs à ceux de 2019.

Outre les plus petites structures, ce sont surtout les plus grands employeurs belges qui ont ressenti l’impact du coronavirus sur l’occupation. Ils n’ont pas été en mesure de rétablir la situation en 2021 et restent 4 % en dessous du taux d’occupation constaté avant l’émergence du coronavirus.

Fin des mesures de soutien, début de l’ère de l’après-coronavirus

Tout au long de la crise du coronavirus, les autorités belges ont aidé les entreprises à garder la tête hors de l’eau. En code jaune, nous osons enfin parler de fin du coronavirus et les mesures de soutien exceptionnelles peuvent être levées.

Laura Couchard indique : « Les entreprises belges qui en ont besoin pourront toujours faire appel au chômage temporaire. Toutefois, nous ne nous attendons pas à ce qu’un très grand nombre d’entreprises y recourent, étant donné la nette évolution du taux de l’occupation au cours de l’année dernière. Néanmoins, la situation ne sera plus identique à celle connue avant le coronavirus. Le travail hybride étant entré dans les mœurs, place maintenant à l’approbation finale du deal pour l’emploi. Il est toujours question de donner plus d’opportunités aux employeurs et aux employés de conclure des accords et organiser le travail de manière plus efficace et plus flexible (notamment via des assouplissements pour le travail de nuit et l’e-commerce). Pour les entreprises, l’après-coronavirus constitue donc le moment idéal pour examiner leurs politiques de ressources humaines. »

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