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Le supérieur hiérarchique joue un rôle essentiel dans le bonheur au travail

Le bonheur au travail des Belges est essentiellement déterminé par leur satisfaction à l’égard de leurs supérieurs, suivie par l’autonomie, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et l’épanouissement personnel. Et il y a encore des efforts à fournir: un travailleur sur deux a l'impression que son responsable ne prend pas son bien-être ou son avis en considération. La crise accroît ce manque d’attention accordé à l’opinion et au bien-être des collaborateurs.

C’est ce qui ressort de nouveaux résultats issus de l’Enquête nationale UGent-NN. Et en Belgique, il y a encore des efforts à fournir. La crise du coronavirus semble accentuer ce point sensible, car la satisfaction à l’égard des supérieurs est passée de 6,62 sur 10 avant le confinement à 6,25 sur 10 six semaines après le début du confinement.

Avant la crise du coronavirus, les Belges obtenaient un score moyen de 6,67 sur 10 pour leur bonheur au travail. En raison de la pandémie, on peut observer une légère baisse de ce résultat. Ce score est maintenant de 6,51 sur 10. Le bonheur au travail des Belges est déterminé par les ressources et contraintes professionnelles. Les ressources professionnelles sont les éléments qui apportent de l’énergie aux travailleurs, de la motivation et de l’engagement au travail, comme le fait de se sentir apprécié, le soutien social, l’autonomie, la compétence,... la capacité à faire une différence positive dans le monde, un travail qui contribue à l’épanouissement personnel,.... Les contraintes professionnelles sont les éléments qui demandent de l’énergie de la part des travailleurs et qui peuvent générer du stress comme par exemple les horaires de travail, le temps de trajet, l’insécurité de l’emploi,... Les contraintes professionnelles sont responsables de 22% de notre bonheur au travail, là où les ressources professionnelles comptent pour 78%.

Dix facteurs sont significativement déterminants pour le bonheur au travail des Belges. La satisfaction à l’égard des supérieurs hiérarchiques est ici d’une importance capitale. L’autonomie, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, l’épanouissement personnel et la satisfaction financière complètent le top 5. La précarité de l’emploi, en revanche, est préjudiciable à notre satisfaction professionnelle. Les collaborateurs qui indiquent que leurs supérieurs sont très soucieux de leur bien-être obtiennent un score de 1,25 point supérieur à la moyenne belge en matière de bonheur au travail. Lorsque l’employé a le sentiment que son supérieur se soucie et prend en compte son opinion, nous constatons également une augmentation remarquable de la satisfaction au travail.

Les responsables d’équipes peuvent mieux faire et la crise actuelle le souligne d’autant plus. À peine la moitié des employés estiment que leur supérieur se préoccupe de leur bien-être ou se soucie de leurs opinions. 30% des Belges pensent que leur supérieur est imprévisible et 22% pensent qu’il ne tient pas compte des objectifs et des valeurs. La satisfaction générale à l’égard du supérieur est passée de 6,62 sur 10 avant le confinement à 6,25 sur 10 pendant six semaines après le début du confinement.

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