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La rétention du personnel constitue le plus grand défi à l’agenda des RH

Quels sont les défis les plus importants pour les RH en 2021 et comment leur agenda a-t-il été impacté par la crise sanitaire? Le radar RH 2021 réalisé pour la quatrième fois par le cabinet d’avocats Claeys & Engels auprès de ses clients livre de précieux enseignements en la matière - à côtés d’une grande variété d’autres sujets abordés, notamment en matière de politique salariale, de protection de la vie privée ou de discrimination.

Pour la première fois en quatre ans, le recrutement de personnel ne figure pas en première position des défis identifiés en matière RH pour l’année à venir. Celui-ci a fait place à la rétention du personnel. La pandémie semble avoir eu un impact dans plusieurs autres domaines, comme la gestion des coûts qui prend la troisième place. Le défi de la numérisation a également pris de l’ampleur, avec l’obligation de télétravailler et la nécessité d'accéder à distance à tous les outils de travail nécessaires. La santé et la sécurité ont également réalisé un grand bond en avant.

La grande majorité (jusqu’à 79% en 2020) des participants fait des efforts pour conserver son personnel. Le travail flexible est la mesure la plus populaire (59% des répondants), directement suivie par la formation complémentaire. L’analyse des autres manières utilisées pour retenir le personnel révèle que la plupart des participants mise sur l’amélioration des conditions salariales et de travail, le team-building et coaching avec un accent supplémentaire sur le bien-être, les possibilités de carrière (y compris les promotions internes).

Télétravail d'aujourd'hui et de demain

Avant la crise du coronavirus, le télétravail était généralement limité à un ou deux jours par semaine. Compte tenu du télétravail obligatoire pour les fonctions qui le permettent, il n'est pas surprenant que le nombre de jours de télétravail soit passé à 3 ou4 jours par semaine en 2020. De nombreux participants (58%) ont également indiqué qu'ils aimeraient adapter leur politique sur le télétravail. Sur les intentions concernant le nombre de jours de télétravail par semaine, la majorité des participants souhaite accorder deux jours de télétravail. Certains envisagent d’accorder jusqu'à cinq jours de télétravail, mais ces cas demeurent des exceptions. À la question de savoir si et dans quelle mesure une indemnité est accordée, près de 40% des participants ont indiqué ne payer aucune indemnité, 26% ont déclaré payer un montant inférieur à 50 euro par mois, et 7% des entreprises interrogées ont indiqué payer les trois forfaits maximum (para)-fiscalement admissibles.

Autre enseignement: la crise du coronavirus n’a guère été un thème de campagne des élections sociales. Pour 41% des répondants, l’élection s’est déroulée de façon entièrement ou partiellement électronique. Une même proportion déclare avoir organisé un vote par correspondance. « Cela suggère que la plupart des entreprises ont combiné le vote électronique et le vote par correspondance pour certaines catégories de travailleurs — par exemple, les travailleurs dont le contrat de travail a été suspendu », précise-t-on chez Claeys & Engels.

Stress et ergonomie

Pour 2021, davantage de restructurations sont prévues par rapport aux années précédentes. Pour les participants en restructuration potentielle, la préférence va toujours aux licenciements multiples échelonnés (23%). On remarque que cette préférence est moins prononcée par rapport à 2018. Cela s’explique peut-être du fait qu’il n’est pas permis d’étaler un (grand) nombre de licenciements dans le temps. Les programmes de départ volontaire à long terme diminuent. La procédure Renault a légèrement gagné en importance, mais reste en dessous du niveau de 2017. 49% des participants n’ont pas eu recours au chômage temporaire afin d’éviter des licenciements. Lorsqu’il a été fait appel au chômage temporaire, dans 31% des cas, cela s’appliquait à l’ensemble de l’entreprise et pas seulement à un service déterminé.

Enfin, trois répondants sur quatre indiquent que la crise du corona aura un impact sur leur stratégie en matière de health & safety. Sans surprise, l’analyse des risques psychosociaux constitue le plus grand défi des participants, suivie de près par l’augmentation du stress et les plaintes de type ergonomique dues au télétravail. Il est clair que la crise sanitaire a un impact très important sur le fonctionnement des entreprises et qu'elle demandera aux départements des ressources humaines de développer des compétences de résilience afin de soutenir tout le monde de manière adéquate.

 

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