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La crise du Covid brise des années de croissance du travail étudiant

Depuis quelques années, la croissance du travail des étudiants était constante, même en temps de récession. La crise du Covid a provoqué une rupture dans cette longue tendance à la hausse, montre l’étude annuelle menée par Randstad Research auprès de 1.000 étudiants. 85% de l’ensemble des étudiants interrogés indiquent qu’ils auraient normalement (en l’absence de crise sanitaire) effectué un travail rémunéré pendant les vacances d’été (78%) ou au cours de l’année (72%). Au final, seuls 76% de l’ensemble des étudiants interrogés ont exercé un job rétribué (contre 84% l’an dernier).

Le nombre d’étudiants jobistes n’est pas le seul à avoir chuté. Le Covid a également fait baisser la moyenne des heures de travail prestées. 37% des répondants ayant travaillé l’année dernière indiquent avoir effectué moins d’heures de travail cette année. La perte moyenne représente 48% du nombre total d’heures de travail. La médiane du nombre de jours prestés est inférieure: 30 jours, soit 10 de moins que l’an dernier. Il est évident que cette diminution résulte du nombre limité d’offres d’emploi pour les étudiants suite à la crise du Covid. 

Un nombre accru d’étudiants travaillent sans contrat

Comparé à l’enquête de l’an dernier, le nombre d’étudiants sans contrat a nettement augmenté. 21% d’entre eux étaient dans le cas l’an dernier, contre 26% aujourd’hui, soit 5 pp de plus que le score record de 2009 et 2019. Chez les étudiants de moins de 18 ans aussi, la tendance va dans le mauvais sens depuis quelques années. Pas moins de 43% d’entre eux travaillent sans contrat, soit près du double de 2017 (22%). C’est dans la catégorie « autres services » (48%) que l’on trouve la plus grande proportion d’étudiants sans contrat. Leur part augmente également (34%) dans les petites entreprises (maximum 10 salariés).

Davantage d’étudiants travaillent pendant les heures de cours

Les étudiants sont également plus nombreux à travailler à horaire fixe en dehors des périodes de vacances (26% contre 21% l’an dernier). Pas moins de 55% travaillent le week-end (14% du total). 17% travaillent aussi en semaine. Le groupe travaillant aussi bien en semaine que le week-end reste donc relativement limité. C’est surtout le nombre d’étudiants travaillant durant les heures de cours ou de classe qui a progressé (18% contre 12% l’an dernier). Probablement une conséquence directe du recours massif aux cours distanciels et virtuels.

Le télétravail fait son apparition parmi les étudiants jobistes

On observe une nouvelle tendance intéressante parmi les étudiants jobistes : la pandémie de coronavirus les a également amenés à télétravailler. 30% des étudiants indiquent avoir travaillé à distance, à raison de 100% de télétravail pour 19% et d’un mélange de télétravail et de travail en bureau pour 11%. Le télétravail concernait par ailleurs toutes les tranches d’âge : le plus souvent parmi les plus de 25 ans (41%), même si 17% des moins de 18 ans ont également exercé l’une ou l’autre forme de télétravail.

L’horeca et les entreprises de taille moyenne ont créé le plus de jobs

Les secteurs qui sollicitent le plus les étudiants sont clairement l’horeca (23%), le commerce de détail (19%) et les services publics/non marchands (10%). Les loisirs (8%) et les entreprises de production (8%) complètent le top 5, qui n’a d’ailleurs pas subi l’impact du coronavirus et reste inchangé par rapport à l’an dernier. Avec une progression de 4 pp, ce sont surtout les entreprises de taille moyenne qui ont employé davantage d’étudiants au cours de l’année corona (39% contre 35%). Leur nombre a chuté de 3 pp (18% contre 21%) dans les grandes entreprises (+100 travailleurs) et est resté stable dans les petites entreprises (33% contre 34%). Au fil des ans, on observe un léger glissement des grandes vers les petites entreprises. La part des étudiants travaillant dans une grande entreprise est passée de 27 à 18% au cours des cinq dernières années. 

Le job d’étudiant le plus populaire est celui de magasinier

La plupart des étudiants sont engagés comme magasiniers (12%), caissiers (11%) et employés administratifs (8%). Le job de magasinier saute donc de la troisième à la première place. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que la logistique a réclamé un énorme apport de main-d’œuvre.

 

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