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Jeunes bacheliers plus vite engagés

Les résultats de la dernière enquête du Forem sur l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi wallons en 2021, montrent que les titulaires d’un bachelier ou d’une formation en alternance bénéficient d’une insertion plus rapide sur le marché du travail. Concernant l’embauche des jeunes en général, cinq secteurs se distinguent : la construction, le commerce de gros et de détail, l’HORECA, les activités scientifiques et techniques, et les activités de service administratif.

Six mois. C’est le délai d’insertion relativement court qu’ont connu 70 % des jeunes inscrits au Forem au sortir de leurs études entre juin et octobre 2021 et leur accession à un premier emploi. Néanmoins, selon le diplôme obtenu, de fortes inégalités apparaissent.

Les études qui enregistrent les plus hauts taux d’insertion sont, dans l’ordre : les études de niveau bachelier (81,1 %), le contrat d’alternance (76 %) et le secondaire du 3e degré (71 %). Le Forem précise toutefois qu’il existe des disparités au sein de ce dernier niveau. Les personnes terminant des études secondaires techniques qualifiantes (7e ou complémentaire) connaissent un taux d’insertion supérieur à 75 %, dépassant ainsi plus largement celui des diplômés de master (70,2 %).

Cinq secteurs semblent particulièrement porteurs pour les jeunes demandeurs d’emploi : celui de la construction, du commerce de gros et de détail (surtout les grandes surfaces), de l’HORECA, des activités scientifiques et techniques, et enfin des activités de service administratif et de soutien. Cela se confirme par exemple dans l’alternance, où les sections plafonnage, couverture, gros œuvre, mais aussi boulangerie et boucherie connaissent des taux d’insertion particulièrement élevés. Niveau bacheliers, les options liées à l’enseignement présentent depuis 6 ans des taux d’insertion supérieurs à 80 %.

La qualification, clé de l’insertion

Si les taux d’insertion ont augmenté pour la totalité des niveaux d’études, les hausses les plus importantes concernent les personnes faiblement diplômées. Celui des diplômés de l’enseignement primaire et secondaire de base connait aujourd’hui un bond de 9,4 points de pourcentage par rapport à 2021, pour atteindre 38,2 %, tandis que celui pour les diplômés de l’enseignement secondaire du 2e degré augmente de 9,3 p. et s’élève à 51,9 %. N’empêche, ces taux restent faibles et largement inférieurs à ceux des autres niveaux d’études. La qualification reste donc la clé de l’insertion. C’est dans ce contexte, que l’agence wallonne pour l’emploi a récemment lancé une nouvelle campagne de communication. Le Forem y souligne largement l’importance des formations et de son catalogue qui en compte 346. L’agence travaille aussi étroitement avec les employeurs qui peuvent recruter des demandeurs d’emploi formés selon leurs besoins grâce au Plan Formation-Insertion (PFI) ou aux formations « coup de poing pénuries ».

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