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Isabelle Marneffe (Eloy) : « L’entreprise c’est une famille, un clan »

L’envie de travailler tous ensemble à la réussite de l’entreprise, tel est le credo du groupe de construction familial Eloy. Avec à sa tête trois membres de la 3ème génération, l’entreprise ne se présente pas comme « libérée » mais insiste sur l’autonomie et le bien-être de chacun. Bienveillance, respect, écoute, inclusion,… Autant de valeurs sur lesquelles veille depuis 7 ans Isabelle Marneffe, sa Directrice des Ressources Humaines.

Un des termes qui revient souvent chez Isabelle Marneffe c’est celui de respect : respect de ce que chacun est, du travail bien fait, de la politesse, du client, du matériel,… « Un des défis dans la partie construction est de sélectionner les bons projets pour les bonnes personnes. Pour que les collaborateurs restent chez nous, il faut qu’ils aient du plaisir à y travailler. Notre but est de fournir de chouettes projets pour des clients qui vont les respecter. Chacun aura alors à cœur de donner le meilleur de lui-même », avance la DRH.

« On se veut des ‘réinventeurs’ et des ‘civils ingénieux’. On essaye de réinventer notre métier, qui est assez traditionnel, tout en gardant cette capacité à être pérennes. On se réinvente, par exemple, dans du matériel de qualité. Nous refusons de faire travailler nos collaborateurs sur de vieilles machines ou avec de vieux outils. En contrepartie, ils doivent en prendre soin comme si c'était les leurs. » L’entreprise accueille aussi régulièrement des stagiaires pour les former. « C’est notre participation citoyenne au monde qui nous entoure. »

Isabelle Marneffe (Eloy) ©Hendrik De Schrijver

La question de la diversité et l'inclusion fait aussi partie des préoccupations de la DRH et du groupe. « Nous avons un partenariat avec l’asbl Live in Color qui travaille sur toutes les formes d’inclusion dans l’entreprise. On croit vraiment en son projet pour faire de notre organisation un reflet de la société. » Eloy compte une trentaine de nationalités différentes et inclut, dans son usine, des personnes avec un handicap. Et envisage d’engager des réfugiés.

Si Eloy emploie dans ses équipes de terrain quelques femmes - « nous avons une opératrice en usine et une conductrice de chantier »-, le métier reste tout de même assez masculin. « Ce sont peut-être des métiers qui n’attirent pas les femmes. Et je peux le comprendre. Je ne veux d’ailleurs pas une égalité de genre à tout prix », souligne Isabelle Marneffe qui préfère parler d’équité que d’égalité. « Il faut offrir à chacun une équité de chances. Mais il faut accepter que les travailleurs ne soient pas tous égaux face aux métiers de la construction. Il faut assurer le respect de ce que chacun apporte sachant qu'il va venir avec quelque chose de différent. »


« Ce n’est plus un plan de carrière que les gens demandent. Mais d’embrasser une tranche professionnelle qui leur donne du plaisir et de l’apprentissage »

La DRH souligne encore la volonté du groupe d’être le plus possible dans une démarche d’économie circulaire. Au lieu de déposer ses déchets de construction dans une décharge, Eloy essaye de les réutiliser. Idem pour des terres à assainir qui sont, par exemple, retraitées et réutilisées pour du terrassement. Un groupe de travail planche également sur l’amélioration au quotidien pour opérer une vraie transition et diminuer le bilan carbone. « Tout ceci est important d’un point de vue RH car cela permet d’aligner notre groupe avec le besoin de sens de nos collaborateurs. » (…)


Vous pouvez lire l'intégralité de l'entretien avec Isabelle Marneffe (Eloy) dans le dernier numéro de HR Square.

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