< Retour au sommaire

En 5 ans, les reprises progressives du travail ont bondi de 75%

En 2020, le nombre de dossiers traités jusqu’à présent concernant les travailleurs malades de longue durée qui reprennent partiellement le travail est à peine inférieur à celui des autres années. Une surprise d’après Acerta qui s’attendait à un fort ralentissement en raison de la crise sanitaire. Autre bonne nouvelle: les reprises progressives du travail sont en forte progression.

Les travailleurs qui souhaitent et peuvent reprendre le travail après une période de maladie ont la possibilité de demander une reprise progressive, éventuellement en accord avec un médecin du travail. L’objectif d’un tel trajet (quand c’est possible)? Accompagner le travailleur sur le chemin du retour à son régime de travail initial. Depuis l’introduction d’un nouveau cadre légal régissant ce type de reprise en 2016, les chiffres ne font qu’augmenter: on constate une hausse de pas moins de 73% de reprises progressives du travail entre 2015 et 2019. Les données recueillies sont basées sur les données réelles d’un échantillon représentatif de travailleurs en service auprès de plus de 28.000 employeurs issus du secteur privé, auquel appartiennent tant des PME que des grandes entreprises.

Le coronavirus a peu d’impact

Pendant le confinement, en avril et en mai, les reprises progressives du travail ont été beaucoup moins nombreuses que d’ordinaire. Toutefois, le grand succès remporté par cette formule durant les autres mois de l’année éclipse totalement cet impact négatif du coronavirus. Pour la période allant de mars à août 2020, nous n’avons enregistré qu’une baisse de 6 % des dossiers par rapport à l’année dernière et si nous élargissons cet échantillon de janvier à août, les chiffres sont presque entièrement identiques.

« Il est assez frappant de constater que les reprises progressives du travail ont à peine diminué cette année malgré le coronavirus, commente Nathalie Florent, Senior Consultant chez Acerta. Pendant le confinement, de nombreux médecins du travail n’ont pas pu dresser de constats ni être consultés, ce qui les a empêchés d’accompagner les nouvelles reprises du travail. Le fait que les autres mois compensent ce ralentissement envoie un signal extrêmement positif: même en période trouble, les employeurs cherchent à réinsérer les travailleurs après une période de maladie. »

Réintégration dans les 3 mois

Notre pays compte de plus en plus de malades de longue durée, ce qui fait chuter notre taux d’activité. Pour porter ce taux à 80%, la coalition Vivaldi veut œuvrer davantage à la réintégration de ces malades de longue durée. C’est pourquoi Acerta estime que le gouvernement doit avant tout miser sur l’intervention précoce. « À l’heure actuelle, la législation permet à l’employeur d’entamer un trajet de réintégration officiel au plus tôt après quatre mois, indique Nathalie Florent. Selon plusieurs études, la plupart des reprises du travail abouties commencent idéalement dans les trois mois. Nos chiffres montrent que l’année dernière, 31,1 % des reprises progressives du travail ont été entamées dans les 90 jours, un nombre nettement inférieur aux années précédentes. Il est assez regrettable que le lancement des reprises progressives ‘volontaires’ soit de plus en plus retardé. En 2019, plus de 15 % des reprises n’ont été entamées qu’après plus d’un an. Acerta encourage par conséquent les employeurs à se concerter plus rapidement avec leur travailleur et le médecin du travail afin d’accélérer le processus. »

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages