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Dans l’UE, le temps de travail reste généralement décidé par l’employeur

L’an passé, les décisions concernant le temps de travail — entendez l’heure de début et de fin de la journée de travail — ont été prises principalement par l’employeur, l’organisation ou les clients pour près de 118 millions sur les 194 millions de personnes occupées, âgées entre 15 et 74 ans, que compte l’Union européenne. La Belgique se situe plutôt dans la moyenne supérieure, derrière les pays scandinaves, les autres pays du Benelux et l’Allemagne.

Cette absence de flexibilité reste donc la norme pour une majorité de travailleurs (61%), d’après une enquête d’Eurostat. De plus, près d’un travailleur sur cinq (17%) a déclaré avoir été contacté plusieurs fois pendant son temps de loisir au cours des deux mois précédents, tandis qu’un travailleur sur quatre (23%) dit l’avoir été occasionnellement.

Bien que dans la majorité des États membres, les personnes occupées aient déclaré que les décisions concernant leur temps de travail étaient prises par leur employeur, leur organisation ou leurs clients, près de 60% des travailleurs n’ont jamais ou rarement eu à faire face à des demandes imprévues, telles que des exigences imposées par des tâches, des clients ou des supérieurs, qui ont eu pour conséquence de modifier le temps de travail dans leur emploi principal. Environ un travailleur sur cinq a dû faire face à de telles demandes imprévues au moins une fois par semaine (21%) ou une fois par mois (19%).

S’absenter pendant une heure ou deux à bref délai pour des raisons personnelles ou familiales a été considéré comme très ou assez facile pour 66% des travailleurs. De même, la majorité (55%) ont considéré que prendre un ou deux jours de congé à bref délai était très ou assez facile.

Différences marquées entre pays

Les travailleurs ayant le moins d’influence sur leur temps de travail se trouvent en Bulgarie, puisque les décisions concernant leur temps de travail ont été prises par l’employeur, l’organisation ou les clients pour 80% d'entre eux, ainsi qu’en Lituanie et en Hongrie (79% dans les deux cas). Les travailleurs à Chypre et en Croatie (74% dans les deux cas) et en Lettonie (73%) les suivaient de près.

À l’opposé, les travailleurs ayant le plus d'influence sur leur temps de travail se trouvaient en Finlande, puisque les décisions concernant leur temps de travail ont été prises par l’employeur, l’organisation ou les clients pour seulement 30% d'entre eux, et en Suède (35%). Ils étaient suivis par les travailleurs au Danemark, au Luxembourg et aux Pays-Bas (49% dans les trois cas).

La part la plus élevée de travailleurs contactés plusieurs fois pendant leur temps de loisir, avec une action directe à accomplir, a été observée en Finlande (23%), suivie par les Pays-Bas (18%), la Suède (16%), le Portugal et le Luxembourg (14%dans les deux cas). À l’opposé, les parts les plus faibles de contacts en rapport avec le travail pendant le temps de loisir, avec action directe requise, ont été enregistrées en Lituanie et en Roumanie (3% dans les deux cas), en Tchéquie (5%) et à Chypre (6%).

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