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Covid-19: les entreprises parviennent à créer des environnements de travail sûrs

Ces derniers mois, tant les employeurs que les travailleurs ont déployé d’importants efforts pour mettre en œuvre les mesures de lutte contre le coronavirus. Ces efforts se sont révélés payants, d’après l’analyse de 6.000 données de contact de travailleurs effectuée par IDEWE. C'est dans les bureaux que l'on dénombre le moins de contacts à haut risque, ainsi que dans le secteur agricole et horticole.

« La première vague nous a enseigné que le respect des mesures de prévention est crucial et qu’il porte ses fruits, explique Lode Godderis, directeur du département Knowledge, Information and Research d’IDEWE. Bien que ces mesures soient souvent contraignantes, nous ne devons en aucun cas baisser la garde. En effet, le virus ne prend jamais de pause. »

Les mesures de prévention sont efficaces

La propagation du coronavirus est favorisée par les contacts physiques étroits. Les groupes professionnels dans lesquels il est difficile de garder ses distances, comme les chemins de fer ou encore les services de secours, semblent par conséquent être les plus exposés au risque de contamination. Au cours des derniers mois, IDEWE s’est chargé, en sa qualité de service externe, de la recherche des contacts des clusters de contamination chez les clients. L’évolution du nombre de notifications a suivi dans une large mesure l’évolution de la courbe générale des contaminations. Il ressort à présent de l’analyse des 6.000 données de contact qu’il est parfaitement possible de maintenir une distance suffisante dans 90 % des entreprises, et que les règles sont en outre bien respectées.
 
« Nous savons avec certitude que ce sont nos contacts physiques qui permettent au virus de subsister. En revanche, il existe peu de preuves tangibles indiquant que le lieu de travail constitue le principal foyer de contamination », affirme Lode Godderis. Une étude norvégienne aide toutefois à faire preuve d’un peu plus de nuance. Il en ressort en effet que la deuxième vague ne présente pas de danger plus important dans l’environnement de travail, et ce, grâce aux équipements de protection et au respect strict des procédures mises en place. Ces deux conditions n’étaient pas remplies pendant la première vague, alors que c’est le cas aujourd’hui.

Moments de relâchement

Force est de constater que les entreprises parviennent à créer des environnements de travail sûrs. Un examen plus approfondi des contacts à haut risque révèle que les infections ne sont pas forcément dues aux contacts qui ont lieu pendant le travail, mais plutôt aux moments où les travailleurs se détendent. « Pendant l’exécution de leurs tâches, les travailleurs restent concentrés et s’efforcent de respecter au mieux toutes les mesures, ajoute-t-il. Toutefois, c’est dans le réfectoire, à la machine à café, en réunion ou sur le chemin du travail qu’ils retirent leur masque et oublient de respecter la distanciation. Bien qu’il s’agisse d’un comportement humain, nous devons garder en tête que le virus ne prend jamais de pause et profite justement de ces moments de relâchement pour se propager. Le respect des mesures est dès lors primordial, même dans ces situations. »
 
Il importe que les entreprises continuent à redoubler d’efforts et à encourager leurs travailleurs à appliquer correctement les règles, à plus forte raison dans l’optique d'une stratégie de sortie. « La cafétéria et les déplacements entre le domicile et le lieu de travail doivent encore faire l’objet d'une attention particulière à cet égard, mais des améliorations restent également possibles en ce qui concerne le télétravail. Nous constatons par exemple que les réunions non essentielles ont encore trop souvent lieu en présentiel. »

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