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Changer d’emploi : les Belges partagés à 50/50

Alors que 51% des Belges auraient répondu à au moins une offre d’emploi au cours des six derniers mois, 49% n’auraient pas du tout postulé optant pour un prudent statu quo. Notre pays serait donc coupé en deux sur l’attitude à adopter en terme d’évolution de carrière alors que la guerre des talents et la pénurie de candidats sévissent dans certains secteurs. Ce constat ressort d’une enquête menée conjointement par Acerta RH et le site d’emploi Stepstone auprès de 3800 travailleurs. Les données affinées permettent néanmoins d’identifier quelles catégories de personnes actives sont, en cette période économiquement difficile, les moins tentées de changer d’employeur.

Ainsi la moitié des travailleurs belges privilégiant le statu quo sont surtout ceux qui ont le sentiment d’avoir un emploi durable et offrant, entre autres, des perspectives de carrière claires, des formations et une attention apportée par l’employeur à leur bien-être mental. De quoi les retenir et les motiver. Car la crise sanitaire et son effet de dégradation du bien-être mental ont été un déclic pour bien des travailleurs et l’occasion de faire le point sur leur situation professionnelle, leur carrière. Les déçus, par leurs fonctions ou leur employeur, pensent pouvoir profiter du momentum actuel pour se réorienter et bénéficier de la recherche par les employeurs de nouveaux talents. A l’inverse, ceux qui, tous comptes faits, se sentent plutôt satisfaits de leur situation professionnelle n’entreprennent pas ou très peu de démarches pour changer d’entreprise. Par prudence.

Ce constat devrait encourager les entreprises veillant à proposer des « carrières durables » à poursuivre coûte que coûte dans cette voie, et les autres à s’y lancer sans tarder.

«  Proposer des carrières durables pourrait permettre aux entreprises de gagner la guerre des talents, explique Killian Cramers, responsable marketing B2C chez StepStone. En période de pénurie sur le marché de l’emploi, les sociétés sont aussi prêtes à tout pour retenir leurs talents. Dans cette optique, il faut qu’elles offrent à leurs collaborateurs une carrière avec des perspectives d’avenir..»

Amandine Boseret de Acerta ajoute : « Notre enquête montre que les entreprises qui ont une vision durable de la carrière de leurs collaborateurs sont beaucoup plus résistantes aux crises et donc au changement, phénomène auquel les employeurs devront toujours faire face. En offrant aux collaborateurs une perspective de carrière durable, on en fait des collaborateurs plus durables. Notre étude permet de démontrer que ces collaborateurs reconnaissent cet effet positif. Cela fait d’eux des ambassadeurs de leur employeur. »

Santé mentale et équilibre vie pro/vie privée, clés d’une carrière durable

Et quid de la durabilité ? Lorsqu’on leur demande s’ils pensent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent est prête pour l’avenir, seulement une légère majorité (51 %) des travailleurs répond « oui ». À la question de savoir si les travailleurs ont déjà discuté avec leur employeur de leur avenir personnel, seuls 26 % répondent positivement. Là aussi, les travailleurs inscrits dans une carrière durable sont plus positifs que ceux n’ayant pas une perspective de carrière claire. Mais sur quoi repose une carrière durable ? Voici, par ordre d’importance, ce que les Belges actifs considèrent comme éléments très ou extrêmement importants pour qu’une carrière soit durable :

  • Une bonne santé mentale : 88 %
  • Un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée : 82 %
  • Une rémunération qui répond aux besoins financiers : 80 %
  • Une bonne santé physique : 67 %
  • Des possibilités de développement pour continuer à occuper cet emploi : 64 %

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