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C’est confirmé: Cash for car fait un bide; place au budget mobilité?

Un an et demi après l’instauration de Cash for car, à peine 14 travailleurs sur 10.000 ont échangé leur voiture de société contre une somme d’argent. Lancé il y a six mois par le gouvernement fédéral, le budget mobilité décolle quant à lui petit à petit.

Un an et demi après son lancement, Cash for car a pu convaincre 0,14% des travailleurs disposant d’une voiture de société d’échanger cet avantage contre des espèces, montre une analyse d’Acerta sur la base de données salariales des travailleurs auprès de plus de 40.000 employeurs. « Sur 10.000 voitures salariales, 14 ont donc été échangées, traduit Olivier Marcq, juriste chez Acerta. Cela n’a rien de surprenant, car un an après le lancement, le 1er janvier 2018, nous étions à 0,065%. Il y avait très peu de chances d’encore rencontrer du succès par la suite, ne serait-ce que parce qu’il y avait une proposition plus intéressante sur la table, à savoir le budget mobilité. »

Pas de signaux positifs jusqu’à présent

Le budget mobilité est une mesure avancée qui a pour ambition de rendre plus durables les déplacements domicile – lieu de travail et, par extension, la mobilité en général. Contrairement à la proposition Cash for car, le budget mobilité ne s’adresse pas seulement aux travailleurs qui ont une voiture de société. Elle s’adresse également aux employeurs et leur offre un outil pour rendre plus écologique leur flotte de voitures électriques et/ou plus sobres en émissions, pour les travailleurs désireux de conserver une voiture de société. Mais ce n’est bien sûr pas une obligation; le budget mobilité peut également financer une autre solution de mobilité, tant que celle-ci est durable: par exemple, un vélo, les transports en commun, voire les efforts pour habiter dans un rayon de 5 km.

« Il faut encore attendre fin 2019 pour un premier bilan du budget mobilité, souligne-t-il. Nous estimons les chances de réussite plus grandes que pour Cash for car ; les premières questions à ce sujet commencent à rentrer six mois après le lancement. Nous ne sommes pas surpris que cela prenne un peu de temps avant que les entreprises étudient le budget mobilité. Cela demande des adaptations fondamentales au sein du service RH pour suivre diverses solutions de mobilité par travailleur. »

La voie a été ouverte

L’heure est venue et les circonstances sont favorables pour une nouvelle pratique de mobilité: d'une part, la voiture de société est sous pression sur le plan politique et d’autre part, les employeurs ont plusieurs outils à disposition pour maîtriser plus facilement les nouvelles options de mobilité. « Le budget mobilité devrait tout de même décoller petit à petit », conclut Olivier Marcq.

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