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Augmentation de la demande d’emploi en Wallonie: les jeunes sont les plus touchés

Fin février, la Wallonie dénombrait 208.953 demandeurs d’emploi inoccupés (D.E.I.), ce qui représente une augmentation de 4,1% par rapport à l’année passée. Deux constats ressortent: d’une part, les jeunes sont actuellement les plus touchés avec une progression de 6,1% pour les moins de 25 ans et, d’autre part, la durée d’inoccupation s’allonge.

Fin février 2021, la Wallonie compte 135.365 demandeurs d’emploi (DE) demandeurs d’allocations et 31.760 jeunes en stage d’insertion professionnelle. Le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) en Wallonie comprend également 30.293 demandeurs d’emploi inscrits obligatoirement et 11.535 demandeurs d’emploi inscrits librement, soit un total de 208.953 DEI à fin février 2021. Le taux de la demande d’emploi est de 13,1% de la population active wallonne. Ce dernier était de 12,6% un an auparavant et connait donc une augmentation de + 0,5 point de pourcentage.

La demande d’emploi compte 2.827 personnes de moins qu’il y a un mois (- 1,3%). Une diminution des effectifs s’observe habituellement entre la fin janvier et la fin février. Bien que marquée par les effets de la crise, cette année ne fait pas exception. Mais entre fin février 2020 — juste avant le démarrage de la crise actuelle — et cette fin février 2021, le nombre de DEI enregistre une hausse nette de 8.216 personnes (soit + 4,1%). Cette augmentation est la résultante d’évolutions variables selon le profil socio-démographique des personnes et leur catégorie administrative. A cet égard, les évolutions de février 2020 à février 2021 concernent tant les jeunes en stage d’insertion (+ 13,6%) que les demandeurs d’allocations (+ 5,3%).

De même, si la demande d’emploi s’oriente à la hausse à un an d’écart parmi toutes les classes d’âge, la croissance la plus marquée (+ 6,1%) concerne les jeunes de moins de 25 ans. La durée d’inoccupation demeure la variable la plus contrastée. Fin février 2021, le nombre de personnes inoccupées depuis un an à moins de deux ans a crû de 32,6% à un an d’écart. Mais la tendance est à la baisse pour les plus courtes durées: - 13,3% par rapport à février 2020 pour les personnes inoccupées depuis moins de six mois, et - 2,9% parmi celles inoccupées depuis six mois à moins d’un an. Le marché de l’emploi étant moins dynamique en cette période de crise sanitaire, ce sont les contrats temporaires et de courtes durées qui sont les plus impactés. L’augmentation de la catégorie d’inoccupation d’un an à moins de deux ans et la diminution pour les plus courtes durées peut donc s’expliquer par un effet de vases communicants entre catégories.

 

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