< Retour au sommaire

30 millions d’euros pour les automobilistes navetteurs

L’explosion du prix des carburants a poussé le gouvernement à faire un geste envers les travailleurs utilisant leur propre voiture entre domicile et travail. Une enveloppe unique de 30 millions d’euros attend d’être ventilée entre les employeurs sur base de données objectives fixées par le Conseil Central de l’Économie (CCE). Mais les syndicats freinent, jugeant le montant et l’effort insuffisants.

Bien sûr, l’utilisation du train et des transports en commun peut être une alternative à la voiture. A condition que le travailleur-navetteur soit convenablement (des)servi à ce niveau et puisse se rendre sur son lieu de travail dans les temps. Une chose est sûre : aujourd’hui en Belgique, 1,5 million de travailleurs du secteur privé vont au boulot avec leur propre voiture. Une répartition uniforme de l’enveloppe de 30 millions d’euros fixée par le gouvernement offrirait dès lors à chaque travailleur un chèque unique de 20 euros. Ce qui n'aurait pas vraiment de sens car la hausse des carburants n’a pas le même impact sur tous les travailleurs. Les organisations patronales envisagent donc de répartir utilement cette aide en en faisant surtout profiter les travailleurs les plus éprouvés par la fièvre des carburants.

Mais comment déterminer qui trinque le plus ? Le premier critère concernerait la distance domicile-lieu de travail. Un comparatif des prix entre 2020 et 20221 montre que le surcoût est d’environ 8,50 euros/mois pour un travailleur habitant à 10/15 kms de son lieu de travail. Mais que la différence peut monter jusqu’à 48 euros/mois si la distance est de 50 km et plus. Les employeurs réserveraient donc la prime aux travailleurs habitant au-delà de 15 kms.

Un autre critère à l’étude est de réduire le nombre de bénéficiaires en introduisant un seuil salarial de manière à ce que seuls les travailleurs avec les revenus les plus modestes perçoivent une compensation additionnelle, mais plus élevée (puisque l’enveloppe serait répartie entre moins de personnes)…

Train-train

La discussion est toujours en cours, mais les syndicats bloquent. Ils estiment les 30 millions bien iinsuffisants et insistent pour que les employeurs mettent également la main au portefeuille …

De leur côté, les employeurs veulent orienter davantage de navetteurs vers le train. Ils proposent à cet égard d’ajouter les flex-abo nouvellement créés par la SNCB, à la CCT 19/9. Ce qui créerait aux employeurs l’obligation d’intervenir pour près de 70% dans le prix de ces abonnements. Des réflexions sont également en cours pour un usage optimal des 60 millions d’euros libérés par le fédéral en 2022 afin de booster la pratique du vélo et autres modes de mobilité douce dans les déplacements domicile-travail. Les employeurs sont prêts à se remettre autour de la table pour avancer.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages