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Pourquoi est-ce une priorité d’investir dans le bien-être au travail ?

Les collaborateurs peuvent tomber malades, décrocher mentalement, voire sombrer complètement. Cela peut arriver partout. Mais surtout dans les environnements en changement permanent où la pression est toujours plus forte. Celle-ci n’est pas sans effet sur la santé physique et mentale des travailleurs. Il est temps d’agir !

Stress, surmenage, absentéisme en hausse, rotation du personnel… En raison des changements continus, de la disponibilité permanente et de la pression du travail, des problèmes de santé surviennent et finissent par entraîner l’épuisement professionnel. À côté du burn-out, du bore-out et du fade-out, on parle maintenant de brown-out (Mensura, 2017). Ce terme fait référence au stade précédant le burn-out, quand la personne est surchargée de travail, léthargique et démotivée. Le brown-out constitue un trouble énergétique légèrement moins grave, donc plus facile à combattre. Pour autant d’agir à temps.

La santé des collaborateurs est devenu un facteur déterminant pour la performance et la croissance d’une organisation. Heureusement, nos Top Employers l’ont bien compris et nous constatons que le bien-être est devenu un point d’attention important pour eux. Il n’est pas étonnant que les entreprises qui promeuvent une bonne santé observent des améliorations tant au niveau du moral que de la productivité de leurs travailleurs.

Body, mind and soul

Pas moins de 91% des Top Employers belges ont inclus le bien-être parmi les exigences les plus importantes de leur entreprise. Leur politique de bien-être se concentre souvent sur trois aspects : le bien-être physique, émotionnel et mental (body, mind and soul).

Une tendance que nous observons depuis quelques années déjà chez les Top Employers porte sur une approche holistique du bien-être : elle va au-delà d’offrir un certain nombre d’initiatives en faveur du bien-être. Les employeurs progressistes prévoient un budget pour élaborer un programme complet axé bien-être, généralement coordonné par un Champion du bien-être. Ce dernier veille à une communication régulière afin d’attirer l’attention sur le programme, parfois mis en évidence par un logo spécifique. D’autres entreprises misent sur des ambassadeurs du bien-être qui font la promotion des activités et aident à identifier les besoins des collaborateurs, de sorte de les rencontrer par de nouvelles initiatives.

56% des Top Employers belges évaluent au moins une fois par an l’utilisation qui est faite du programme ainsi que la satisfaction à l’égard des initiatives qui le composent. De cette façon, ils peuvent l’adapter si nécessaire. Certains vont plus loin et en mesurent l’impact en fixant certains objectifs liés au bien-être (réduction du stress, indice de bonheur, engagement, meilleur équilibre travail-vie personnelle).

Apprendre par anticipation

Mieux vaut prévenir que guérir. C'est pourquoi la majorité des Top Employers travaillent avec un questionnaire psychosocial qui évalue le bien-être général des travailleurs. Chez certains d’entre eux — notamment ceux employant des cols bleus —, ce questionnaire comporte des questions supplémentaires, de nature à l’utiliser de manière plus large : il s’attaque alors aux problèmes aussi bien de nature mentale ou médicale que financière. Les besoins cachés peuvent ainsi être explorés plutôt que laissés sans réponse. Si une équipe obtient un score faible, des actions ciblées peuvent alors être prises, comme par exemple l’organisation d’un atelier sur le bien-être. Si des comportements limites ou inadéquats sont détectés, il est alors possible d’en parler explicitement ou de montrer à leurs auteurs qu’ils sont connus de l’entreprise.

Propre responsabilité

Une autre bonne pratique que nous avons retenue des Top Employers est à trouver au sein d’une entreprise française qui donne à ses collaborateurs la liberté et la flexibilité nécessaires pour développer leurs propres initiatives en matière de bien-être et d’esprit d’équipe. Ces derniers sont eux-mêmes responsables de leur propre bien-être, plutôt que d’attendre que les RH interviennent. Ils participent à un groupe de travail sur le bien-être — comprenant au maximum une personne par département — et sont autorisés à prendre des actions en faveur du bien-être. Le comité peut lui-même décider des priorités. Les employeurs qui procèdent de cette manière constatent une amélioration de l’implication, de la responsabilisation et de la collaboration.

Steven Van Raemdonck
Country Manager
Top Employers Belgique

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