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Oser la connaissance et la confiance… pour plus de performance ?

Nous vivons dans l’ère de la responsabilisation et de l’autonomie des personnes et, ce faisant, de la transformation des structures hiérarchiques. Ces tendances font une place toujours plus grande à l’individu et à sa singularité. Ces nouveaux modes de fonctionnement — self designed, self care, self learning,… — renforcés par la digitalisation et le distanciel, nécessitent de repenser les principes de collaboration.

Si cette autonomie individuelle permet une certaine liberté pour l’expérimentation, pour se sentir légitime face aux situations nouvelles, elle ne se confond ni avec l’indépendance, voire l’isolement, ni avec le fait de travailler sans soutien et sans « boussole ».

Mais au fond, qu’est-ce qui a vraiment changé ?

Tout d’abord, la performance à la tâche en tant que résultat n’est plus l’unique critère de réussite en entreprise. Les organisations s’intéressent de plus en plus à la performance en tant que façon d’aboutir au résultat. C’est donc la performance comme processus qui devient centrale et, ainsi, replace l’activité des personnes au cœur de l’organisation. Cette évolution permet aux organisations de s’adapter à des contextes de plus en plus incertains, de produire des idées nouvelles pour gérer des situations critiques, et de repenser la prise en compte des besoins clients.

En prenant appui sur les processus de l’intelligence collective, les personnes s’engagent, l’entreprise gagne en efficacité et, en retour, la satisfaction au travail grandit. Ce cercle vertueux nécessite de la fluidité dans les relations entre les personnes, de l’écoute et de la bienveillance dans les interactions.

Mais, s’il s’agit de redécouvrir les composantes de la performance sous cet angle dynamique, il ne s’agit pas pour autant de perdre de vue les buts et leurs résultats associés. Il s’agit de devenir agile ! C’est-à-dire guider la performance, orientée vers un but, comme un processus collectif nécessitant des ajustements permanents. Il convient donc d’atteindre les objectifs en s’appuyant sur des modes relationnels consensuels, des principes de co-construction et des règles de coordination permettant un alignement vers le but commun. Pour ce faire, il est nécessaire d’identifier et d’analyser les processus « naturels » à l’œuvre au sein des équipes sur les plans de l’organisation du travail, du partage de connaissances ou encore de la prise de décision.

On comprend donc que, ce qui a changé, c’est que l’équipe et son manager se doivent de jouer ce rôle pivot qui consiste à prendre soin de ses membres en instaurant une relation de confiance, en stimulant le droit à l’essai et en relevant les mérites de chacun à se confronter à des situations nouvelles et risquées.

Augmenter la performance collective par la connaissance

Tout d’abord, la performance sera cognitive. L’entreprise devra s’assurer de la compréhension de tous de « ce qui se joue » en développant le niveau de responsabilité collective dans toutes les situations, des positions à stabiliser ou à développer.

L’enjeu fondamental du manager est d’intégrer la diversité des points de vue représentés dans l’équipe afin d’élaborer une vision partagée et aller loin ensemble. La connaissance du fonctionnement de l’équipe nuancera les effets négatifs des divergences observées et fondera la confiance en l’avenir.

D’autre part, la performance sera adaptative. Il s’agira de poursuivre les réflexions en encourageant l’originalité plutôt que le conformisme afin de déterminer les alternatives les plus adaptées aux situations. Elle encouragera l’expression d’une pensée critique pour faire émerger des idées neuves et dépasser le cadre afin de mieux faire ensemble, face à des situations critiques. Elle créera les conditions de la confiance technique pour se confronter aux évènements et à la complexité.

C’est sur ces bases que l’équipe sera moment. Ce moment privilégié et unique où se joue l’interaction positive, ce moment irremplaçable où se crée le lien, la solidarité, le partage, la sécurité face l’inattendu. Parce que l’être humain est un être de relation, l’expérience du moment relationnel et du regard de l’autre seront clés pour la construction de la confiance.

Comment mieux être ensemble, faire ensemble et aller loin ensemble sont les questions que toute équipe responsable de sa performance devra se poser régulièrement. Nous avons besoin de prendre soin de nous et de prendre soin de notre équipe. Et ainsi, ensemble, faire du futur qui se dessine en entreprise… un futur réellement désirable !

Dominique Duquesnoy
Directeur général
PerformanSe

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