< Retour au sommaire

En quoi plus d’autonomie, d’engagement et de compétences favorisent le bonheur dans la vie ?

Le travail a un impact à la fois direct et indirect sur le bonheur que l’on ressent dans la vie. Les organisations peuvent faire beaucoup pour promouvoir la satisfaction au travail et, dès lors, le bonheur général des travailleurs. Et ce n’est pas uniquement de l’intérêt de ces derniers : le bonheur au travail contribue aussi à de meilleurs résultats.

La qualité de nos relations sociales (8,9%), la satisfaction à l’égard de notre santé physique et mentale (7,5%) et la satisfaction face à notre situation financière (6,5%) sont les trois domaines qui ont le plus grand impact sur notre bonheur dans la vie. Les autres domaines figurant au top 5 sont la relation avec notre partenaire, pour les personnes qui ont une relation, et la satisfaction à l’égard de notre activité quotidienne principale. Ces enseignements sont tirés des résultats de l’Enquête nationale du Bonheur menée dans le cadre de la Chaire financée par l’assureur NN « Perspectives pour une vie saine et heureuse » de l’Université de Gand, sous la direction du professeur Lieven Annemans.

Pour les travailleurs, l’activité principale quotidienne, c’est bien entendu le travail, qui explique 5,2% de la variation du bonheur général. Cela semble peu, mais il n’en est rien. Tous les domaines interagissent fortement les uns avec les autres. Le travail a également un impact indirect sur le bonheur général. En prenant en considération à la fois l’impact direct et indirect, on arrive à 18%, selon des analyses menées en collaboration avec Securex. Quand ça ne va pas au travail, les gens rapportent le problème à la maison. La recherche montre que le bien-être social au travail favorise la satisfaction au travail, mais a aussi un impact sur la situation privée de la personne et, donc, sur les relations sociales, facteur de bonheur le plus important. Indirectement, le bonheur au travail a en outre un impact important sur la satisfaction à l’égard de la situation financière, qui constitue à son tour un domaine important de la satisfaction globale à l’égard de la vie.

Bref, il existe suffisamment de raisons pour porter de l’attention au bonheur dans l’environnement de travail. D’autant qu’être heureux est plus qu’une quête personnelle. Le politique, les employeurs, l’enseignement et les médias apportent eux aussi une contribution importante à notre bonheur. Les recherches montrent que le bonheur au travail peut également améliorer les résultats de l’entreprise. Concrètement, chaque pour cent d’augmentation de la satisfaction des collaborateurs entraîne une hausse de 1,5% de la satisfaction de la clientèle. D’autre part, les employés satisfaits veulent travailler cinq ans de plus dans leur carrière comparé à ceux qui ne sont pas satisfaits.

Que peut faire l’employeur ?

Le bien-être social au travail favorise non seulement la satisfaction professionnelle, mais a aussi un impact sur la situation privée. L’autonomie et la solitude au travail sont le plus étroitement liées à la satisfaction au travail, mais l’engagement, la compétence, pouvoir être soi-même et de ne pas avoir le sentiment de devoir porter un masque, ne pas être accablé par des attentes trop importantes et éprouver peu ou pas de stress au travail sont aussi corrélés à la satisfaction au travail. Toutefois, se concentrer seulement sur l’amélioration de la résistance au stress ne suffit évidemment pas. Les causes du stress doivent être abordées. C’est possible grâce à une politique humaine qui accroît l’autonomie, la participation et la compétence des collaborateurs plutôt qu’une politique centrée uniquement sur les résultats.

Les organisations peuvent faire beaucoup de choses pour promouvoir la satisfaction au travail et, donc, le bonheur général ressenti par leurs collaborateurs :

  1. Accroître l’autonomie des collaborateurs en réduisant le contrôle ;
  2. Améliorer l’équilibre entre travail et vie personnelle ;
  3. Mettre l’accent sur la valeur des tâches réalisées ;
  4. Créer des liens en fixant des objectifs collectifs au lieu d’objectifs individuels ;
  5. Introduire une communication transparente sans jeux politiques ;
  6. Montrer de l’empathie et écouter vraiment les gens ;
  7. Utiliser et développer les compétences des collaborateurs grâce à un travail adapté aux forces de chacun ;
  8. Encourager la formation, le coaching et le feed-back régulier afin de rendre le travail plus riche et de stimuler le développement personnel. Et ça fonctionne tant pour les employés que pour les ouvriers.

Heidi Verlinden
HR Research Expert
Securex

Sur le même sujet


< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages