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Comment les Top Employers placent le bien-être au centre de l’attention ?

Les Top Employers croient depuis bien longtemps aux bienfaits de la prévention en matière de santé. L’offre d’activités et d’équipements sportifs fait partie intégrante de leur package classique pour attirer et fidéliser leurs collaborateurs. Mais, au-delà des moyens engagés, ce sont surtout les mentalités qu’ils cherchent à faire évoluer, la culture du présentéisme ayant été la norme pendant de nombreuses années.

Cours de sport sur site pendant l’heure du déjeuner, prise en charge ou participation aux frais d’abonnement à la salle de sport, événements sportifs et/ou solidaires permettant de mobiliser et de fédérer les travailleurs autour d’une cause : les initiatives foisonnent. Par ailleurs, même si elles ne figurent pas encore parmi les plus répandues, les activités et actions de formation axées sur la connaissance de soi, le développement personnel et l’hygiène de vie au sens large sont de plus en plus plébiscitées par les Top Employers belges. Simple effet de mode ou véritable ingrédient d’une conception de « bien-être à 360° » des collaborateurs, ces initiatives sont de plus en plus intégrées dans une vision holistique qui inclut toutes les facettes de l’épanouissement, au travail et par le travail.

Si, par le passé, les principaux défis portaient sur la santé et la sécurité, aujourd’hui burn-out, bore-out (à savoir le manque de stimulation intellectuelle), harcèlement et conflits interpersonnels sont les principaux dommages collatéraux que les entreprises cherchent à prévenir. En revanche, il nous est encore difficile de percevoir si ces actions sont vraiment ancrées dans une approche méthodique, structurée autour d’objectifs bien définis, ou si l’effet « Waouh » est encore celui qui, au fond, est le plus recherché.

Équilibre des temps de vie

L’analyse montre que le bien-être fait partie des impératifs organisationnels essentiels pour 92% des Top Employers (+1 point en un an). Mais à peine 75% (+2 points sur cette même période) ont une stratégie globale, et ils sont moins nombreux encore à disposer d’objectifs précis, engageant les managers dans leurs réalisations (42%). Aujourd’hui, les Top Employers se distinguent cependant par l’intégration presque systématique du droit à la déconnexion dans leurs pratiques pour un « équilibre des temps de vie ». À tout le moins, de premières mesures prudentes sont prises en la matière. Les plus courantes consistent à responsabiliser les managers pour qu’ils veillent à ce que les collaborateurs prennent bien leurs congés (86%). La dissuasion des heures supplémentaires se retrouve chez un Top Employer belge sur deux. Beaucoup moins limitent l’utilisation du courrier électronique en dehors des heures de bureau (29%) ou adoptent l’interdiction formelle d’avoir des contacts professionnels pendant les vacances (12%).

Aménager des espaces conviviaux dans les salles de pause, des espaces de repos (bulles de sieste) ou un « roof-top » avec jardin potager pour permettre aux uns et aux autres de se détendre et d’évacuer le stress, sont autant de moyens d’encourager les pauses. D’autres moyens consistent à rappeler à l’ordre les collaborateurs, ou tout simplement à interdire les échanges (mail, messageries internes, réunions), en dehors des plages horaires de travail. La gestion des temps est, elle aussi, vouée à se transformer afin de tenir compte de l’organisation du travail des « travailleurs du savoir » dont le volume horaire n’est pas forcément synonyme de productivité.

Dans le même registre, le télétravail se développe aussi de façon stable, même si des débats demeurent sur la confiance à accorder malgré la distance, sur la productivité constatée des travailleurs à distance (souvent plus élevée que dans l’open-space) et sur l’isolement potentiel par rapport à la vie de l’entreprise. D’après la dernière enquête, 62% des collaborateurs des Top Employers peuvent en bénéficier aujourd’hui dans un cadre formalisé et encouragé par l’entreprise, contre seulement 35% encore en 2015.

Une fois que la crise du Covid-19 sera derrière nous, nous pouvons nous attendre à ce que la tendance au télétravail à domicile se développe encore davantage, même dans les entreprises qui y étaient initialement réticentes. L'expérience de ces dernières semaines aura montré que, dans de nombreux cas, le travail productif ne consiste pas tant à passer un nombre fixe d’heures au bureau. Un environnement de travail sain et stimulant, l’engagement équilibre du collaborateur et la confiance du manager vont ainsi encore gagner en importance à l’avenir.

Steven Van Raemdonck
Country Manager
Top Employers

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