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Comment booster la création interne de contenus digitaux pour stimuler l’apprentissage ?

Pas plus de 15 minutes pour apprendre à créer un module de Digital Learning : c’est le pari gagné par Jan Neels (Proximus). Son projet Make Your Own Digital Learning, soutenu par la technologie de Talentsoft, se démarque par la possibilité de créer des contenus intéressants centrés sur la didactique, sans sophistication inutile et, mieux, en éliminant toutes les barrières techniques.

De par la nature même de son business, Proximus est à l’avant-plan de la transformation digitale. L’entreprise se retrouve ainsi face à de gros défis en matière d’apprentissage, tout en devant garder les coûts sous contrôle. « Il faut en effet parvenir à faire évoluer la culture d’apprentissage pour l’axer bien davantage sur le partage, illustre Jan Neels, Digital Learning Specialist au sein de la Proximus Corporate University. Et nous avons fait le constat que nous de disposions pas de suffisamment de contenus digitaux attractifs adaptés à nos populations. J’arrivais à créer un maximum de 35 à 40 modules par an, ce qui n’est pas assez au vu de la diversité des thèmes et des enjeux. »

La solution : encourager d’autres collègues à la création de contenus. Mais voilà : tout le monde n’est pas d’emblée à l’aise avec les technologies d’User Generated Content ! « Le seuil d’accès à celles-ci était dans la plupart des cas trop élevé, reconnaît-il. C’est pour répondre à ce problème que j’ai lancé le projet Make Your Own Digital Learning, il y a un peu plus de deux ans. » Là, où, par le passé, créer un module digital pouvait exiger la collaboration d’un développeur, d’un pédagogue, d’un spécialiste du contenu concerné et d’un graphiste, la pratique est désormais accessible à tout un chacun, avec tout au plus une formation de 15 minutes et un accompagnement.

Faire confiance

Comment Jan Neels est-il arrivé à une telle prouesse ? Très simplement et avec une dose de bon sens, nous dit-il. « J’ai capitalisé sur le lancement d’Office 2013, et notamment sur le fait que cette version de PowerPoint offre de nouvelles possibilités, à savoir la création et le montage de vidéos. L’avantage d’utiliser cet outil, c’est qu’il ne faut pas de budget supplémentaire : tout le monde y a accès via son ordinateur. Et tout le monde en connaît au moins les bases. Afin de produire des modules plus structurés, aboutis et interactifs, j’ai eu l’idée de le combiner avec le LCMS (Learning Content Management System) de Talentsoft qui facilite la conception de contenus pédagogiques. »

Une question qu’on pose souvent à Jan Neels consiste à savoir comment il garde contrôle sur la création des contenus générés par d’autres. « Or, justement, il ne faut pas tout contrôler. C’est le principe même d’une organisation apprenante que de faire confiance au collaborateur qui maîtrise son sujet. C’est cette confiance qui est clé pour stimuler la créativité et booster le partage de contenus digitaux. Il convient au contraire d’inspirer, d’encourager, de guider et de coacher les collègues pour qu’ils expérimentent, testent, essaient et réessaient. »

Solide ROI

Et, ça marche ! Après une grosse année à peine, Proximus est passé d’un développeur de contenus d’apprentissage digitaux (Jan Neels) à plus de cinquante. La production de ces modules a ainsi pu passer d’une quarantaine par an à plus de 200 l’an passé ! « Il s’agit de modules digitaux assez classiques, linéaires, d’une durée de 4-5 à 15 minutes, mais qui intègrent différents formats interactifs, comme des quizz par exemple, explique-t-il. Outre le volume, la démarche a généré une dynamique et une envie de faire les choses. Si l’on garde en tête qu’il faut juste 15 minutes de guidance et un peu de coaching, on peut parler d’un solide retour sur investissement ! La rapidité de création est également sans commune mesure avec une production qui serait externalisée. »

La portée de contenus produits par des collègues se révèle en outre bien supérieure. « Si la qualité du produit n’est pas forcément à la hauteur d’une réalisation professionnelle, le message a beaucoup plus de force du fait, par exemple, qu’un technicien explique les choses à un autre technicien, entre pairs, conclut-il. Les logiciels traditionnels utilisés pour la création professionnelle de contenus mettent généralement le focus à 90% sur la technique, très peu sur la didactique. Ici, c’est l’inverse : la création est devenue aussi simple que réaliser un selfie. On peut se concentrer sur la valeur ajoutée pédagogique. »

Jan Neels
Digital Learning Specialist
Proximus Corporate University

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