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Mais qui a tué Bob?

Auteur:Gaël Chatelain-Berry
Editeur:Éditions Dunod, 208 pages.
ISBN:978-2-1007-9745-5
Prix:€16
Un matin, Bob, le « pire manager du monde », est retrouvé mort dans son bureau, une paire de ciseaux entre les omoplates et le crâne fracassé par son imprimante. L’inspecteur Dargémont se doute que ce n’est pas un suicide. Mais qui a tué cet odieux personnage, archétype de tous les travers qu’un manager puisse avoir? Au travers d’une enquête policière, ce roman dévoile toutes les facettes de l’entreprise et vous permettra peut-être de mieux vivre au travail.

Il semble clair que le coupable se trouve parmi les salariés… mais la question est (bien entendu): qui? Chacun d'entre eux va prendre la parole au fil des chapitres, raconter sa relation avec Bob, parler de son quotidien, exprimer ses ressentis… Une manière pour l’auteur, Gaël Chatelain-Berry (qui a également commis Mon boss est nul, mais je le soigne aux éditions Marabout, de donner la parole à toutes les personnes qui composent une entreprise, même à celles que l’on n’entend pas forcément beaucoup.

Si vous détestez les clichés, passez votre chemin! Ce Mais qui a tué Bob? n’est pas pour vous. On y retrouve Bob (enfin, plutôt son cadavre), le pire manager du monde, mais aussi le DRH qui fait peur à tout le monde, l’assistante corvéable à merci, la big boss qui parle dans un jargon ridicule, le directeur commercial qui vient de se faire virer… Si vous pensez que les caricatures sont un bon moyen de parler de sujets sérieux sans se prendre au sérieux, ce roman va vous combler. Et, même en faisant la fine bouche, on ne peut que concéder que sa lecture amène à reconnaître certains traits chez des personnes croisées dans son milieu professionnel.

Dès le premier chapitre, le DRH, Georges-Michel Hainhault, entre en lice, plus cynique, voire méchant, qu’humaniste, il faut bien le dire. Gageons que nos lecteurs auront beaucoup de mal à s’y identifier. Même le policier se montre particulièrement circonspect. « J’ai rencontré le DRH, écrit-il. L’homme est aussi étrange que son nom. Trop cultivé pour être honnête. Aucun doute, il cache quelque chose. Je ne lui ai rien fait percevoir, mais je vais garder un œil sur lui. Par contre, j’ai dû mal avec ses références culturelles. Non pas que je sois inculte, mais là, je n’y comprends rien. J’espère qu’ils ne vont pas tous être horripilants comme ça, sinon il va falloir augmenter mon budget aspirine. » À lire comme une double invitation pour soigner son marketing RH?

La grande leçon du livre, c’est qu’on a tous un rôle à jouer pour améliorer notre qualité de vie au travail. « Nous avons tous le choix de nous exprimer, de refuser certaines situations, d’en parler afin de trouver un compromis, souligne ainsi l’auteur. Chacun peut agir à son niveau, et ainsi faire une vraie différence, avoir un impact positif. Beaucoup de salariés sont fatalistes, mais je pense qu’il est primordial de faire preuve de courage, de se lever et de parfois oser dire non. A fortiori quand on est manager: c’est une responsabilité. Et cela passe notamment par de la bienveillance, de l’écoute et un vrai droit à l’erreur. »

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