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Le nouveau monde n’existe pas… encore!

Auteur:Thomas Loilier
Editeur:Éditions EMS, 144 pages.
ISBN:978-2-37687-357-0
Prix:€18
Nouveau Monde, disruption, destruction créatrice, Start-up Nation… Autant de mots et d’expressions qui sont censés définir et caractériser notre époque tout à la fois anxiogène, violente, révoltante parfois, mais aussi décapante et enthousiasmante. En vingt questions, sérieuses ou iconoclastes, Thomas Loilier propose une lecture originale de notre économie et sa « vie des affaires » qui place l’innovation au coeur des dynamiques actuelles.

Docteur en sciences de gestion et professeur à l’Université de Caen Normandie, Thomas Loilier enseigne la stratégie, le management et la gestion de l’innovation. Les recherches qu’il développe à l’Institut d’Administration des Entreprises au sein du laboratoire NIMEC (Normandie Innovation Marché Entreprise Consommation) portent notamment sur les écosystèmes d’innovation et le management de la créativité. Sommes-nous entrés dans un monde réellement nouveau? Une question encore plus d’actualité avec la crise sanitaire que nous connaissons.

« Cette question est vaste – y répondre dans le détail fait l’objet de ce livre –, mais je me lance et tue donc le suspense insoutenable, réplique-t-il. Au risque de prendre le contrepied de beaucoup d’éminents intellectuels, je répondrai: plutôt non. En réalité, je crois que nous vivons depuis une bonne quinzaine d’années une période de changements très intenses (on appelle cela une révolution industrielle) qui caractérise le passage/remplacement d’une économie (l’Ancien Monde) à/par une autre (le Nouveau Monde). Ces modifications profondes, qui pourraient durer encore une à quelques décennies, ne constituent pas ce Nouveau Monde mais ses prémices. Le Nouveau Monde n’existe donc pas, du moins pas encore! »

Ce qui se déroule sous nos yeux, ce sont les adaptations, souhaitées ou non, de notre monde actuel pour permettre l’arrivée d’un autre: le « Nouveau », estime Thomas Loilier. « Or, il ne faut pas s’y tromper: ces modifications, c’est la tectonique des plaques! Ce sont bel et bien des évolutions de grande ampleur qui touchent l’économie, la science, la société dans son ensemble. » Son livre n’est donc ni un réquisitoire ni un plaidoyer pour ce monde, mais une explication de texte. Analyser pour comprendre d’abord, analyser pour faire face ensuite, analyser pour construire enfin: telles sont les ambitions de cet essai à la fois simple d’accès, plein d’humour et d’optimisme dans une société qui pense souvent que le pire est à venir.

L’ouvrage se présente sous la forme de questions/réponses mises en perspective au moyen de l’actualité, l’histoire et les débats qu’elles suscitent. La première peut être résumée par la question suivante: dans quelle économie vivons-nous? « Le choix de s’appuyer sur des questions est venu assez naturellement. Il permet de rendre assez vite les choses concrètes et de donner au livre une forme assez ludique. Les questions elles-mêmes ont été faciles à formuler tant l’actualité et les conversations familiales, amicales et professionnelles tournent toutes autour des mêmes sujets: l’avenir de nos enfants, celui de l’économie française, les conséquences sociétales du capitalisme. Pour que l’ensemble soit cohérent, ces questions ont été regroupées en deux grands thèmes qui sont autant de parties pour ce livre. »

La première partie décode donc « l’économie dans laquelle nous vivons », autour de ces questions: le capitaliste fume-t-il le cigare? Le capitalisme a-t-il toujours été une affaire de fumeurs de cigares? Qu’est-ce que le capitalisme digital ou qui fume aujourd’hui les cigares? Comment passe-t-on d’un Ancien à un Nouveau Monde? Un Nouveau Monde est-il en marche Quelles sont les caractéristiques de la période actuelle? Peut-on faire la révolution sans smartphone? Quel drôle d’oiseau permet de comprendre le développement économique? Quels scénarios pour le travail en 2050? Et si le Nouveau Monde était tout simplement celui de l’économie de la connaissance? La seconde partie questionne ce qu’il faut faire dans le capitalisme digital, autour de ces questions: « Dites Monsieur, pourquoi disrupter c’est punk? » Un entonnoir percé est-il indispensable pour innover? Dans un monde digital, l’innovation est-elle hors sol? Devons-nous avoir peur des GAFA? Comment les entreprises « digitales » gagnent-elles (beaucoup) d’argent? Innover : à quel prix? Vivons-nous dans une « Start-up Nation »? Le côté obscur de la Force: que penser de l’ubérisation? Libérée, délivrée: l’entreprise doit-elle faire appel à la Reine des Neiges pour innover? Le capitalisme digital crée-t-il réellement de nouvelles formes d’entreprise? En conclusion, l’auteur proposais une 21e question suscitée par l’actualité au moment de boucler l’ouvrage – intitulée « Propos conclusifs d’un ex-confiné (10 juin 2020). »

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