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Le Jeu Infini

Auteur:Simon Sinek
Editeur:Éditions Pearson, 224 pages.
ISBN:978-2-7440-6744-0
Prix:€27
Dans son nouveau livre, Simon Sinek, vu par beaucoup comme l'un des meilleurs penseurs des organisations d'aujourd'hui, livre un éclairage original pour éviter les vieux pièges du management. Il se fonde sur la prise de conscience d'être engagé dans un jeu infini et l'acceptation de changer fondamentalement notre vision du monde et de la compétition.

Simon Sinek reprend des concepts définis en 1968 par James Carse dans Finite and Infinite Games. Il existe deux sortes de jeux: les jeux finis et les jeux infinis. Les jeux finis sont disputés par des joueurs désignés. Ils ont des règles fixes. Et il existe un objectif convenu qui, lorsqu'il est atteint, met fin au jeu. Le football, par exemple, est un jeu fini. Les jeux infinis, au contraire, n’ont pas de règles précises ou admises. Il peut exister des conventions ou des lois gouvernant le comportement des joueurs, mais ces derniers peuvent agir à leur guise à l’intérieur de ces frontières larges.

Le jeu de l’économie répond à la définition même d’un jeu infini, nous dit Simon Sinek. "Pourtant, à écouter le langage de tant de leaders actuels, on dirait qu’ils ne savent pas quel jeu ils disputent. L’emporter sur les concurrents est pour eux une obsession. Sauf que, dans les jeux sans ligne d’arrivée, tout cela est impossible. Diriger dans un esprit de fini en situation de jeu infini engendre toutes sortes de problèmes, dont le plus courant est le déclin de la confiance, de la coopération et de l’innovation. Diriger dans un esprit d’infini, au contraire, nous fait avancer dans une meilleure direction. Les groupes qui adoptent un tel esprit bénéficient de niveaux de confiance, de coopération et d’innovation bien plus élevés.

L'auteur l'illustre d'un exemple. Au Vietnam, l’armée américaine a remporté à peu près toutes les batailles. Pourtant elle a fini par perdre la guerre. Pourquoi? Selon lui, les États-Unis jouaient un jeu « fini », dans lequel il s’agissait de battre leur adversaire. L’armée vietnamienne quant à elle se battait pour survivre – ils étaient dans un jeu « infini ». De même, la guerre froide a duré pendant des années parce qu’il ne pouvait pas y avoir un vainqueur ou un perdant – il fallait que le jeu continue. Elle s’est arrêté parce que l’Union soviétique a fini par se retirer du jeu.

Selon Simon Sinek il n’y a pas non plus de vainqueurs dans le business. Et, dans un jeu infini, il n’y a qu’un seul vrai compétiteur: vous-mêmes. Le but est de faire un meilleur produit cette année que l’an dernier, de rendre votre culture d’entreprise plus forte que l’an passé, de tout faire pour que votre organisation, vos systèmes soient plus forts, vos salariés plus engagés, vos recrutements plus efficaces… que l’an dernier. Il n’y a pas de fin au jeu, c’est un jeu d’amélioration constante.

Il s'ensuit cinq règles de base:

  1. Avoir une cause juste: un objectif commun pour lequel vous seriez prêt à sacrifier beaucoup de choses, en tous cas à faire passer votre intérêt individuel en second pour faire avancer cette cause.
  2. Avoir des équipes en confiance, où il est permis de dire: « J’ai fait une erreur ou j’ai peur ou j’ai des problèmes à la maison et ils affectent mon travail », sans craindre l’humiliation ni les représailles.
  3. Avoir des adversaires de qualité, car ce sont ceux qui nous révèlent nos faiblesses.
  4. Être capable de « flexibilité existentielle » qui nous permettrait de changer complètement de stratégie dans le seul but de faire avancer notre cause.
  5. Avoir le courage de diriger, ce qui veut dire avoir le courage de rester ferme sur ses décisions même lorsque les critiques pleuvent.

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