< Retour au sommaire

Wanted: 500 diplômés ingénieurs de plus par an

Le nombre de diplômés ingénieurs est trop faible: il en faudrait 500 de plus par an. C’est l’appel lancé par Agoria Wallonie, essenscia wallonie et la Confédération Construction wallonne. Les trois plus importantes fédérations d’entreprises proposent 7 mesures pour lutter contre la pénurie d’ingénieur et garantir la qualité des études.

Trois fédérations d’entreprises, regroupant les secteurs de l’industrie technologique (Agoria), de la construction (Confédération Construction), de l’industrie chimique et des sciences de la vie (essenscia) unissent leurs efforts, ce qui n’est pas banal. Les défis en matière d’environnement, d’énergie, de communication, de santé, de mobilité, de construction,… seront résolus par les innovations scientifiques et techniques, plaident-elles. Or, ce sont les ingénieurs qui sont à la source du développement de ces solutions. Selon les trois fédérations, qui représentent près de 33.000 entreprises et plus de 175.000 emplois en Wallonie et à Bruxelles, la pénurie d’ingénieurs est réelle et risque même de s’aggraver: ces profils sont en effet de plus en plus recherchés sur le marché du travail alors que le nombre de diplômés n’a fait que diminuer depuis 20 ans (ingénieurs civils, industriels et bio-ingénieurs).

Les trois fédérations ont donc rédigé ensemble une brochure intitulée « Ingénieur, l’atout majeur » dans laquelle elles détaillent les 7 mesures urgentes à prendre pour encourager plus de jeunes à se diriger vers ces études et ces métiers, et pour renforcer la qualité des formations notamment leur adéquation avec le monde professionnel. L’objectif: proposer aux décideurs et acteurs concernés des mesures concrètes, utiles et réalisables. C’est pourquoi, avant d’élaborer ces mesures, de nombreuses consultations ont été menées dans les milieux concernés : associations d’ingénieurs (FABI, UFIIB), écoles d’ingénieurs civils (doyens des facultés de sciences appliquées) et ingénieurs industriels (ADISIF - association des directions des instituts supérieurs francophones).

Ces 7 propositions s’articulent autour de deux thèmes:
- L’orientation des jeunes: « Faisons rêver, donnons l’envie! Développons chez les jeunes le goût des math et des sciences en leur faisant comprendre l’utilité de ces matières dans la vie de tous les jours, » affirment les dirigeants des trois fédérations. Il faut aussi mieux informer les jeunes et le grand public sur les débouchés nombreux des études d’ingénieurs.
- Deuxième axe de ces mesures, la formation elle-même qui doit, entre autres, renforcer ses liens avec le monde économique et la réalité du milieu professionnel. « Dans les cursus à finalités scientifiques et techniques, il est essentiel de faciliter la transition entre ‘études’ et ‘vie professionnelle’ en généralisant les stages et en favorisant l’alternance, » insistent-ils.

Pour concrétiser ces mesures et atteindre des résultats, il est impératif que tous les acteurs concernés s’unissent. L’appel est donc lancé par Agoria, essenscia et la Confédération Construction aux autorités politiques, autres fédérations d’entreprises, universités et hautes écoles, associations d’ingénieurs, enseignement fondamental et secondaire, centres des compétences,… pour qu’ils s’engagent à établir sur le terrain des plans d’actions réalistes et à les développer dans la durée.

Les 7 mesures sont détaillées dans une brochure intitulée « Ingénieur, l’atout majeur », disponible en ligne en cliquant sur ce lien. Elle sera distribuée à tous les acteurs concernés par la formation des ingénieurs.

Sur le même sujet

Soyez le premier à réagir à cet article

Pour pouvoir réagir, vous devez vous connecter
< Retour au sommaire

Vous cherchez, vous trouvez!

HR Square | Revue, Infolettre, Réseau, Site web, Séminaires,...

Devenez membre maintenant!
Bénéficiez des avantages