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Violence entre partenaires: c'est aussi un problème pour l’employeur!

La violence entre partenaires vous suit-elle jusqu’au travail? Oui, d’après une enquête présentée par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Menée auprès d’environ 2.000 travailleurs belges, elle montre que la violence entre partenaires a un impact sur le fonctionnement d’une victime et de ses collègues. 73 % des victimes déclarent que les violences subies ont eu un impact sur leur travail. Pour près de 8% d’entre elles, le (l’ex-)partenaire s’est même rendu sur leur lieu de travail.

Les chiffres confirment que la violence entre partenaires n’est pas uniquement un problème d’ordre privé et que tout employeur peut être confronté à ces conséquences. En outre, l’environnement de travail pourrait également jouer un rôle dans la lutte contre la violence entre partenaires.

L’impact en quelques chiffres

Interpellant: 28% des répondants ont indiqué avoir été victimes de violence entre partenaires, dont 8,2% au cours des 12 derniers mois. Près de 73% de ces victimes ont déclaré que les violences subies avaient eu un impact sur leur fonctionnement au travail. Ces victimes étaient principalement fatiguées (30,7%), distraites (29%) ou mal sur le plan physique/mental (21,2%).

Environ 41% des travailleurs confrontés à la violence entre partenaires indiquent que celle-ci fût à l’origine d’un certain absentéisme. 29% des victimes ont reçu des appels téléphoniques ou des messages violents, et pour 7,8% d’entre elles, le (l’ex-) partenaire s’est rendu sur leur lieu de travail.

L’enquête montre également que les collègues sont souvent préoccupés par la situation empreinte de violence que leur collègue vit à la maison (28,5%). Environ 10% ont déclaré que leur travail en était affecté. Un-e collègue d’une victime témoigne dans l’enquête: « Le plus compliqué à gérer, parfois, c’est le fait que le/la collègue fonctionne moins bien, mais qu’il/elle a besoin de travailler (pour s’éloigner de la maison). C’est pénible en tant que collègue (de devoir effectuer son travail alors que notre charge de travail est déjà élevée), mais [nous faisons] cependant [preuve de] compréhension face à la situation. »

En Belgique, les absences, les interruptions et le stress causés par la violence entre partenaires entraînent une perte de production de 288 millions d'euros par an. « Nous disposons déjà d’une loi très solide en matière de bien-être au travail, commente Kris Peeters, Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Emploi. Il n’est donc pas nécessaire de créer des règles supplémentaires. J'encourage par contre les entreprises à permettre à leurs services sociaux, psychologues et médecins du travail de venir en aide aux victimes de violence entre partenaires. Ils peuvent donner des conseils vitaux et orienter les victimes vers des institutions spécialisées. Cette enquête doit permettre d’ouvrir les yeux.

Une approche spécifique pour la violence entre partenaires

Près de 64% des répondants considèrent qu’une approche de la violence entre partenaires sur le lieu de travail peut constituer une opportunité. Selon eux, des mesures de sensibilisation et de formation, une écoute attentive, une politique de sécurité ou un congé pourraient réduire les conséquences de la violence entre partenaires sur le lieu de travail.

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