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Une nouvelle entreprise technologique sur trois est créée à Bruxelles

Un tiers des start-ups technologiques et plus d’un quart des emplois TIC dans notre pays se trouvent dans la Région de Bruxelles-Capitale. Mais les start-ups bruxelloises ont souvent plus de mal à poursuivre leur croissance. Si la capitale souhaite augmenter son attractivité, elle doit réaliser d’importants progrès en matière de fiscalité, d’attraction des talents et de mobilité, pointe Agoria.

D’après une analyse effectuée par Agoria, la fédération de l'industrie technologique, Bruxelles joue un rôle important en tant que moteur du numérique en Belgique, mais perd en attractivité. Ainsi, les start-ups bruxelloises auraient, plus qu’ailleurs dans le pays, davantage de difficultés à poursuivre leur croissance ou plus tendance à disparaître. De surcroît, depuis 2007, la part bruxelloise de l’emploi TIC belge est passée de 30% à 26%. « Les entreprises TIC de plus grande ampleur quittent de plus en plus souvent la Région, explique Floriane de Kerchove, d’Agoria Bruxelles. Pourtant, un mélange équilibré de grandes et petites entreprises s'avère nécessaire pour créer un environnement attrayant sur le plan économique. » Si Bruxelles souhaite augmenter son attractivité, elle doit réaliser d’importants progrès en matière de fiscalité, d’attraction des talents et de mobilité. Elle doit aussi, spécifiquement pour les start-ups en plein développement, redoubler d’efforts sur le plan de la croissance et de l’innovation.

Ces dix dernières années, Bruxelles est devenue une véritable plaque tournante pour les TIC, plus de 26.000 personnes gagnant leur pain dans une société IT ou de télécoms implantée dans cette Région. Au total, l’ensemble du secteur TIC belge emploie environ 100.000 personnes. La numérisation de notre économie génère de l’emploi et favorise l'entrepreneuriat. Ainsi, ces trois dernières années, 156 start-ups TIC ont vu le jour à Bruxelles, ce qui représente 25,5 % de toutes celles créées à l’échelle nationale. Si l’on étend cela aux start-ups en lien avec la technologie (où les logiciels occupent une place de premier plan), la proportion passe même à un tiers. Des données du centre collectif de l’industrie technologique Sirris, lié à Agoria, révèlent qu’à Bruxelles, les activités des start-ups sont surtout axées sur la publicité, la finance, les RH, la mobilité et les médias. La majorité d’entre elles (63 %) se spécialisent dans les applications B2B. Près de quatre sur dix (37 %) proposent également des applications destinées aux consommateurs, ce qui est bien plus que dans le reste du pays (28 %).

« La Région bruxelloise fait beaucoup pour soutenir les start-ups », déclare Floriane de Kerchove. « Elle prévoit des sites avec incubateur et libère des budgets pour les start-ups. En outre, de par son environnement international et multilingue, Bruxelles convient à merveille pour les entrepreneurs débutants. Pourtant, malgré tout cela, les start-ups bruxelloises ont souvent plus de mal à se développer que celles implantées ailleurs dans le pays. Seulement 30% des entreprises technologiques deviennent de plus grandes entreprises (« scaleups ») et 16% cessent leurs activités. Or, dans le reste du pays, ces proportions sont de respectivement 37 et 8%. Après la phase de start-up vient le moment de vérité. »

Agoria plaide pour que l’on soutienne davantage les entreprises en pleine croissance. « Des investissements s'avèrent notamment nécessaires après la phase de start-up, conclut-elle. Pourquoi ne pas créer un fonds de soutien numérique privé-public pour aider les projets de croissance prometteurs? La Région doit aussi investir dans l’accompagnement technologique après la phase de démarrage. En matière d’infrastructure, nous plaidons en faveur de zones de développement stratégiques pour entreprises TIC jouissant d'une fiscalité attrayante et qui seraient, bien entendu, facilement accessibles. Enfin, nous attendons beaucoup du centre d’innovation R&D consacré aux TIC qui devrait être créé par la Région bruxelloise en collaboration avec la VUB, l’ULB, Sirris, Agoria et les entreprises. Bruxelles doit aussi former davantage d’informaticiens, par exemple en créant un centre de formation à grande échelle pour les demandeurs d'emploi et les travailleurs. Voilà tout un ensemble de mesures qui peuvent permettre de renforcer l’image de Bruxelles et de la Belgique en tant que lieu attrayant pour les investissements TIC. »

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