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Une entreprise belge sur cinq pratique une politique d'optimisation structurelle pour réduire le coût salarial

C’est un des constats de l'étude menée par la Vlerick Business School et Attentia auprès de 130 entreprises belges. Même si plus de 80% des entreprises sondées considèrent le « bien-être » comme un élément central, ceci ne se traduit pas encore partout en communication active ou actions concrètes. Celles qui investissent plus de 3% de leur budget RH dans le bien-être de leurs salariés observent un impact positif plus rapidement.

Peu d'entreprises ont aujourd'hui recours à tous les instruments d'optimisation des rémunérations afin de réduire les coûts salariaux. Ainsi, il n'y a que 20% des entreprises qui pratiquent une politique d'optimisation fiscale structurelle, et seulement 15% d'entre elles qui fonctionnent avec un package salarial flexible, connu sous le nom de « plan cafétéria ».

La majorité des responsables des ressources humaines sont convaincus de satisfaire à leurs obligations légales ou de disposer des connaissances suffisantes au sujet de la politique salariale. Mais « il ressort de l’étude que la plupart des sociétés gèrent les procédures de rémunération avec l'aide d'un partenaire externe, observe le Prof. Dr. Koen Dewettinck de la Vlerick Business School. Environ 65% d'entre elles sous-traitent (partiellement) cette activité. D'autre part, nous observons que l'optimisation par benchmarking interne ou externe, le système de classification des fonctions, l'automatisation et l'efficience, l'optimisation fiscale ou encore les packages salariaux flexibles demeurent sous-exploités à ce jour, même par les grandes entreprises. Cette observation surprend, surtout dans un pays comme la Belgique où les coûts salariaux sont particulièrement élevés, alors que l'on connait l'impact positif des optimisations sur la rentabilité, la compétitivité et la possibilité d'offrir aux salariés une rémunération supérieure. »

Stratégiquement parlant, certains leviers peuvent encore être exploités: bien que 65% des entreprises aient une politique claire en la matière, il n'y a toutefois que très peu de mesures concrètes pour soutenir ces stratégies ou pour mesurer leur implémentation à l'aide d'indicateurs clés de performance (KPI) ou d'un tableau de bord RH.

Point positif: plus de 80% des sondés considèrent le bien-être comme un point d'attention important. De fait, depuis la loi de septembre 2014, les risques psychosociaux font l'objet d'une attention accrue. Cependant, la moitié des entreprises admettent ne pas être totalement certaines de remplir toutes leurs obligations légales. La promotion active de la santé concerne principalement le bien-être physique et, dans une moindre mesure, le bien-être mental ou émotionnel. Elle ne revient cependant pas encore assez dans la communication interne des entreprises, tout comme le suivi systématique de l'impact des actions menées. 70% des entreprises ne mesurent pas (encore) le retour sur investissement des initiatives pour le bien-être. Or, les deux tiers qui prennent cet élément en compte observent un impact positif. Ainsi, les investissements dans le bien-être portent leurs fruits, surtout pour les entreprises qui investissent plus de 3% de leur budget RH dans des actions ciblées. Pour 15% des entreprises sondées, ces investissements atteignent jusqu'à 5% de leur budget RH.

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