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Un travailleur européen sur dix seulement serait engagé dans son travail

C’est du moins la conclusion qui ressort de la dernière enquête à grande échelle qui va être publiée par l’Institut Gallup. À peine 10% des travailleurs d’Europe occidentale peuvent être qualifiés d’engagés, au sens qu’en donne Gallup. Les niveaux d’engagement mesurés dans nos pays sont nettement inférieurs à la moyenne mondiale. Aux Etats-Unis, les scores sont trois fois plus élevés.

Les chiffres sont publiés dans le rapport State of the Global Workplace 2017, à paraître prochainement. On y apprend notamment qu’au niveau mondial, la proportion d’adultes travaillant à temps plein pour un employeur et qui sont engagés dans leur travail — à savoir qu’ils sont très impliqués et enthousiastes à propose de leur travail et de leur entreprise - est d’à peine 15%. Les niveaux d’engagement varient fortement d’un pays à l’autre, voire d’une région à l’autre, mais dans aucun des pays étudiés, on ne dépasse 4 travailleurs sur dix se déclarant engagés dans leur travail. Autrement dit: au niveau mondial, 85% des employés ne sont pas engagés, voire sont activement désengagés, dans leur travail.

La situation en Europe occidentale apparaît alarmante. La moyenne de travailleurs engagés ne s’établit qu’à 10%, avec un plus haut observé en Norvège (17%) et des chiffres bien inférieurs en France, en Italie ou en Espagne. Toutefois, les meilleures entreprises qui ont été étudiées par Gallup comptent jusqu’à 70% de travailleurs engagés, ce qui témoigne d’un réel potentiel d’amélioration dans la mesure.

La très faible proportion de travailleurs engagés représente un gaspillage de potentiel considérable, souligne Gallup qui observe par ailleurs que les entreprises se situant dans le quartile supérieur de l’enquête sont 17% plus productives et 21% plus profitables que celles qui se placent dans le quartile inférieur.

Un des leviers pour y parvenir? Les travailleurs qui utilisent leurs forces dans leur travail sont plus enclins que les autres à être intrinsèquement motivés par leur travail - simplement parce que cela ressemble moins à « du travail » pour eux. C’est aussi vrai au niveau des équipes: ceux qui connaissent les forces respectives des membres de leur équipe s’appuient plus efficacement les uns sur les autres, ce qui renforce la cohésion du groupe.

Source: Gallup, State of the Global Workplace 2017

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