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Un intérimaire sur cinq combine sa mission d’intérim avec une autre activité

En 2017, 656.281 personnes ont travaillé comme intérimaires. En se basant sur les motifs principaux qui incitent à travailler dans ce circuit, on peut distinguer cinq groupes d’intérimaires. Les uns souhaitent acquérir une expérience utile (7%) ou avoir rapidement du boulot (10%), d’autres veulent avoir un salaire d’appoint (14%), d’autres encore recherchent un emploi fixe (33%) ou un job étudiant (35%).

Ces constats ressortent de la dernière enquête publiée par Federgon et menée auprès d’environ dix mille intérimaires. Les intérimaires bénéficient d’un statut social à part entière et des mêmes avantages sociaux que d’autres travailleurs qui ont un contrat fixe. Ainsi, les intérimaires ont droit à la pension légale, au pécule de vacances, à un salaire égal pour un travail égal, et ils sont assurés contre les accidents du travail. D’autre part, le taux de participation aux formations dans la population intérimaire est, avec 16%, supérieur à la moyenne belge qui est de 7%. « Les intérimaires sont donc globalement satisfaits, constate Paul Verschueren, Directeur Research & Economic Affairs chez Federgon. Avec un taux de satisfaction général de 86%, les agences d’intérim sont particulièrement bien notées. D’autre part, 82% des intérimaires conseilleraient l’intérim à leurs amis et à leur famille. »

Le travail intérimaire offre des opportunités à quasiment tous les groupes de la population et confirme ainsi combien il représente un levier important pour la politique du marché de l’emploi. Parmi les intérimaires qui étaient au travail en 2017, 19% étaient au chômage avant la mission d’intérim, 20% sont issus de l’immigration, 22% sont faiblement qualifiés et 11,4% ont plus de 50 ans. « En outre, le travail intérimaire mobilise de plus en plus les groupes inactifs sur le marché du travail, tels que les pensionnés, les femmes et hommes au foyer, les bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, souligne Paul Verschueren. Le fait qu’en 2017, plus de 4.300 personnes originaires d’Afghanistan, d’Irak et de Syrie ont travaillé comme intérimaires démontre aussi l’importance du travail intérimaire en tant qu’instrument d’activation et la contribution substantielle qu’il apporte au relèvement du taux d’emploi. »

Dans un délai d’une bonne année après la mission d’intérim, deux tiers des intérimaires ont un travail fixe. Il est intéressant de noter que 29% des intérimaires ne sont pas à la recherche d’un emploi fixe, et qu’un intérimaire sur cinq combine sa mission d’intérim avec une autre activité. ‘Un contrat d’intérim à durée indéterminée’ apparaît être une formule attractive pour sept intérimaires sur dix. Ce contrat combine la flexibilité du contrat d’intérim et la sécurité du contrat fixe.

Au cours des douze derniers mois, une entreprise sur trois a fait appel au travail intérimaire. ‘Remplacer’, ‘recruter’ et ‘faire face à des pics d’activité’ sont les principaux motifs cités par les utilisateurs. « L’intérim est l’instrument de flexibilité par excellence et constitue pour les entreprises le principal canal pour engager du personnel. 41,6 % des collaborateurs engagés en fixe étaient auparavant au travail dans le circuit de l’intérim, souligne Herwig Muyldermans, directeur général de Federgon. Ce chiffre souligne le rôle que joue le travail intérimaire comme outil facilitant les transitions sur le marché du travail. A l’heure où le gouvernement, pour la dernière année de son mandat, entend, avec le ‘deal pour l’emploi’, faire du marché de l’emploi sa priorité n° 1, il est essentiel de recourir aux instruments appropriés pour atteindre les objectifs fixés. A cet égard, le rôle du travail intérimaire ne doit certainement pas être sous-estimé. »

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