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Un employé de plus de 55 ans sur quatre cherche un nouveau travail

Les travailleurs plus âgés seraient plus mobiles qu’on ne le pense et auraient même davantage tendance à vouloir changer de travail que leurs collègues plus jeunes. C’est cet étonnant constat qui ressort du dernier Candidate Pulse mené auprès de plus de 1.500 personnes. Plus d’un répondant sur deux s’imaginerait bien changer de travail dans l’année (51%), une évolution à la haussé comparé à l’an dernier (45%).

Il convient d’observer que l’intention de changer de travail n’entraîne pas toujours de changement effectif, rappelle Acerta, commanditaire de l’étude. A peine un répondant sur quatre a effectivement changé de travail au cours des deux années précédentes. « Les intentions des répondants doivent donc être interprétées avec la prudence requise, concède Yannick Sarin, Director d’Acerta Consult. Les travailleurs ont parfois des projets, mais ne passent pas toujours à l’action ou un changement se produit dans leur situation actuelle et ils ne franchissent finalement pas le pas. Il ressort toutefois très clairement de l’enquête que les travailleurs sont très optimistes et qu’ils sont ouverts au changement dans leur carrière professionnelle, certes aussi en raison du contexte économique prometteur. »

Un constat intéressant concerne la mobilité des employés de plus de 55 ans. Les travailleurs âgés sont souvent considérés comme une valeur sûre dans l’entreprise. Ils sont loyaux, connaissent l’organisation comme leur poche et ils sont souvent vus comme un port dans le tempête. Il est toutefois étonnant que près d’un quart des travailleurs de plus de 55 ans signale être activement à la recherche d’un nouvel emploi. Il est également marquant d’observer qu’il s’agit surtout de travailleurs plus âgés qui se verraient bien changer de travail dans les six mois.

Les travailleurs seniors sont donc plus mobiles sur le marché du travail que les jeunes et les travailleurs à mi-carrière. Non seulement, ils en prennent l’initiative, mais ils sont également plus flexibles dans leur fonction actuelle que les travailleurs plus jeunes. Ainsi, ils se disent plus vite disposés à adapter leurs attentes salariales en échange d’une meilleure sécurité de l’emploi. La génération plus âgée souhaite également travailler plus longtemps: 30 % des employés de plus de 55 ans sont convaincus qu’ils travailleront au-delà de 65 ans, contre moins de 16% des jeunes de moins de 24 ans. Bien que la génération plus âgée se soit donc déjà préparée mentalement au changement, les débutants doivent encore être convaincus.

En route vers l’élargissement!

L’étude fait aussi clairement apparaître qu’il vaut la peine d’offrir un défi suffisant aux collaborateurs - qu’ils aient été récemment engagés ou qu’ils aient déjà une belle ancienneté. Et, à cet égard, le collaborateur ne pense pas exclusivement à l’avancement hiérarchique traditionnel. Les collaborateurs veulent surtout pouvoir se développer. Offrir des possibilités sur le plan de l’élargissement du travail et de la rotation du travail augmente la satisfaction professionnelle. « Un constat que nous avons déjà fait lors de notre enquête auprès de 2.000 travailleurs dans le cadre du talent-o-mètre d’Acerta de 2015: les travailleurs, interrogés sur leur appréciation, affirment dans une très large mesure qu’ils veulent un nouveau défi dans les 3 à 5 ans et qu’ils ont fait le tour de leur travail actuel », ajoute Yannick Sarin. Les conséquences pour les employeurs sont dès lors évidentes: s’ils veulent maintenir l’engagement de leurs travailleurs, leur organisation devra réagir à ce constat avec souplesse. Pour les travailleurs qui le demandent, ils devront chercher ensemble de nouveaux défis pour eux et, en fonction des besoins du travailleur individuel, ils devront développer au maximum la relation professionnelle, sur le plan de la rémunération également.

En dehors des limites de l’entreprise

L’employé belge est en outre très flexible. Plus de trois quarts des personnes interrogées se disent ouverts à un changement d’organisation, à condition que cela profite à leur développement. L’employeur ne risque-t-il pas du coup de perdre un membre de personnel talentueux? « Pas nécessairement, estime Yannick Sarin. Offrir aux travailleurs la possibilité de continuer de développer temporairement leurs compétences chez un autre employeur peut justement augmenter leur engagement. Le travailleur revient avec plus de connaissances et de compétences. En outre, ce nouvel environnement est la plateforme parfaite pour que le travailleur se révèle un véritable ambassadeur pour l’entreprise. »

Les employeurs précédents restent séduisants

Les travailleurs sont également ouverts à un retour chez leur précédent employeur. Ainsi, il ressort de Candidate Pulse qu’un employé sur deux de plus de 35 ans est disposé à retourner travailler chez son employeur précédent. Sur un marché du travail étriqué, il vaut donc certainement la peine de garder un contact avec d’anciens collaborateurs et d’envisager de les réengager.

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