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Un bénéficiaire d’une voiture de société sur deux qui l’échangeraient contre du cash s’achèterait une voiture privée à la place

C’est un des enseignement du Baromètre sur la voiture de société des Belges et ses alternatives pour se rendre au travail. Près de quatre Belges sur dix accepteraient d’abandonner leur voiture de société contre une augmentation nette de 740 euros. En retour, près de la moitié s’achèteraient une petite voiture personnelle. Seuls deux Belges sur dix ont déjà reçu des propositions d’alternatives à la voiture de la part de leur employeur pour se rendre au travail.

À l’heure où la voiture reste la reine des moyens de transport, en affichant une augmentation significative des voitures de société depuis cinq ans en Belgique, de nombreux Belges ne l’utilisent pourtant jamais pour se rendre au travail. Il ressort de l’enquête publiée par Partena Professional et menée auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Belges actifs au mois de mai 2018 qu’ils sont 12% dans le cas. La raison principale étant qu’ils habitent trop près de leur lieu de travail, suivie des embouteillages pour 13% et de l’utilisation des transports en commun pour 12%. Des voitures qui restent donc inutilisées alors que des alternatives pourraient être proposées.

Renoncer à sa voiture de société?

Le nombre de travailleurs qui possèdent une voiture de société et qui sont autorisés à l’utiliser à des fins privées a augmenté de 50% en cinq ans (de 10,4% en 2013 à 15,1% en 2018). Alors que la voiture reste un avantage conséquent et que certains y sont attachés, près de quatre répondants sur dix (38%) accepteraient d’y renoncer moyennant une compensation significative, à savoir une augmentation de salaire net de 740 euros en moyenne par mois. Avec cet argent, même si près de la moitié des Belges (48%) ne se dirigeraient pas directement vers un autre moyen de transport et s’achèteraient une petite voiture privée, près d’un quart d’entre eux (23%) opteraient pour l’achat d’un vélo afin de réduire leur empreinte écologique. 22% des travailleurs belges utiliseraient quant à eux cet argent à des fins personnelles.

L’environnement prime sur les embouteillages

Près de la moitié des Belges se sont déjà tournés vers un autre moyen de transport que la voiture pour se rendre au travail. Les raisons sont diverses et il semblerait que le respect de l’environnement prime sur les embouteillages et la diminution du temps de trajet. En effet, alors que plus de la moitié des Belges ont essayé une alternative à la voiture pour leur trajet domicile-lieu de travail pour des raisons pratiques personnelles, 37% avaient pour but de respecter davantage l’environnement, 30% souhaitaient éviter les embouteillages et 29% désiraient diminuer leur temps de trajet.

Quant aux solutions proposées par l’entreprise en matière de mobilité, seuls deux Belges sur dix (22%) ont déjà reçu des propositions d’alternatives à la voiture de la part de leur employeur pour se rendre au travail ou se déplacer pendant les heures de travail. La plus fréquente est l’indemnité vélo (64%), qui est bien plus populaire en Flandre qu’en Wallonie (72% contre 39%, et 63% à Bruxelles). Suivent ensuite l’abonnement pour les transports en commun (59%) et le télétravail (32%).

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