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Un Belge sur trois voudrait changer d'emploi à cause du stress des déplacements

C’est le constat posé par Tempo-Team sur base d’une enquête auprès d'un échantillon représentatif de 1.050 personnes en Belgique à l’occasion de la semaine de la mobilité. Des investissements dans les modes de transport alternatifs, un budget de mobilité, la combinaison de différents modes de transport et le choix de l'heure et du lieu de travail sont des efforts qui s'imposent, affirment les auteurs.

La voiture est toujours le mode de transport privilégié d'une large majorité de répondants (68%). Seul un Belge sur dix lui préfère les transports en commun ou le vélo. Un sondé sur trois qualifie ses déplacements domicile-travail de stressants. En cause: la durée du voyage et l'encombrement des routes (respectivement 48 et 46%). Une proportion similaire de travailleurs reconnaît que ce problème de mobilité et le stress qu'il génère ont un impact significatif sur la charge de travail.

Ceux qui se rendent au boulot en train, en bus, en tram ou en métro s'expriment souvent de façon plus négative envers leurs déplacements que ceux qui viennent en voiture (50% contre 30%). Pour 36% des travailleurs belges, la mauvaise accessibilité de leur lieu de travail est une raison importante pour changer d'emploi – ils n'étaient encore que 23% à penser ainsi en 2015. C'est devenu le second argument en importance, après un meilleur salaire (62%), pour quitter leur poste actuel au profit d'un autre.

Les employeurs s'investissent

Les employeurs sont conscients du problème: six sur dix investissent dans la mobilité de leur personnel et plus de cinq sur dix encouragent les collaborateurs à rejoindre leur poste de travail en vélo ou en transports publics plutôt qu'en voiture, par exemple en intervenant dans le coût (65%) ou en mettant gratuitement un véhicule à disposition (35%). Jusqu'à présent, un employeur sur dix a également dégagé un budget mobilité, et un sur cinq envisage de le faire. Deux travailleurs sur trois sont favorables à un tel système.

Enfin, l'étude montre qu'une organisation du travail plus souple apporte aussi une ébauche de solution: les travailleurs qui ne doivent pas rejoindre chaque jour leur lieu de travail sont souvent plus satisfaits de leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée que leurs collègues qui font la navette chaque jour (70% contre 54%). C'est apparemment de bon augure pour un répondant sur trois, qui a la possibilité de travailler de la maison.

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