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Travailler plus longtemps: de plus en plus de Belges se lancent comme indépendants une fois à la retraite

Le nombre de nouveaux pensionnés entrepreneurs est passé de 1.605 en 2010 à 2.562 en 2014, d’après les chiffres de l’INASTI. Mais il subsiste des freins. Une enquête publiée par Delta Lloyd Life vient notamment éclairer pourquoi davantage de pensionnés ayant l’envie de se lancer ne franchissent pas le pas.

Cette enquête fait apparaître que 56% des Belges actifs se font du souci pour leur future situation financière, une fois atteint l’âge de la pension. En outre, seuls 21% d’entre eux sont convaincus que malgré les mesures prises récemment, les pouvoirs publics seront encore en mesure de continuer à payer les pensions à l’avenir. Toujours selon cette enquête, 16% se sentent suffisamment protégés et 73 % des répondants s’attendent à ce que les pouvoirs publics doivent continuer à détricoter la sécurité sociale.

La solution pour répondre aux craintes de beaucoup est simple: travailler plus longtemps. L’enquête s’est ainsi intéressée au nombre de travailleurs salariés ayant un hobby, une passion ou une idée qu’ils pourraient transformer en activité à part entière une fois pensionnés. Résultat? 32% des travailleurs ont une idée, 25% ont envie de concrétiser cette idée et de lancer leur propre affaire, mais seuls 4% mettent réellement ce projet à exécution.

Pourquoi une telle différence entre le nombre de personnes qui ont envie de se lancer (25%) et ceux qui franchissent le pas de concrétiser leur projet et de lancer leur propre affaire (4%)? « Notre enquête fait apparaître que 60% des répondants craignent de perdre (partiellement) leur pension légale, explique Annelore Van Herreweghe, porte-parole de Delta Lloyd Life. Par ailleurs, 51% craignent également de perdre (partiellement) leur protection sociale. Ces craintes sont pourtant totalement infondées! Depuis le 1e janvier 2015, les pensionnés de 65 ans et plus ou comptant une carrière d’au moins 45 ans peuvent travailler sans limite de revenus. Et ce tout en conservant le statut de travailleur pensionné, avec tous les droits acquis qui en découlent. Ce serait dommage que ces mauvaises raisons empêchent les gens de réaliser leurs rêves. »

Outre les craintes injustifiées mentionnées ci-dessus, l’enquête révèle aussi d’autres obstacles. Ainsi, il s’avère que l’aspect financier joue un rôle très important, et ce à tous les niveaux. 60% déclarent ne pas vouloir faire d’investissement ou prendre le moindre risque financier. 56% déclarent ne pas avoir envie de payer des cotisations sociales sans contrepartie. Par ailleurs, ils se posent également des questions (44%) quant à leur santé. Et puis il y a aussi les charges administratives qui rebutent de nombreux entrepreneurs enthousiastes potentiels (56%). Ainsi que la pression psychologique et sociale et la peur de l’échec, qui dissuadent 48% des Belges actifs de lancer leur propre affaire.

Face à ces obstacles, on trouve de nombreuses motivations sociales qui incitent à se lancer dans une activité indépendante: rester actif (89%), garder des contacts sociaux (78%), se sentir utile (76%), aider les gens (70%), relever un défi (69%), sortir de chez soi (65%), … À côté de ces motivations sociales, 77% des répondants déclarent vouloir lancer une affaire principalement pour améliorer leur situation financière.

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