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Trajets domicile-travail: toujours plus de congestion sur les routes belges

En 2030, parcourir une distance de 50 kilomètres pourrait prendre, en moyenne, 25 minutes de plus en période de pointe par rapport à 2012. A cet horizon, une étude prospective montre que la vitesse moyenne durant les heures de pointe diminuerait de 24%, tandis qu’aux heures creuses, la réduction de vitesse atteint 10%. Des données qui vont immanquablement alimenter la réflexion des employeur en matière d’organisation du travail.

Dans le cadre d’un accord de collaboration avec le SPF Mobilité et Transports, le Bureau fédéral du Plan publie tous les trois ans des perspectives de la demande de transport à long terme en Belgique. Aujourd’hui dans sa troisième édition, l’étude met en évidence une croissance de la demande de transport de personnes et de marchandises à l’horizon 2030 – à politique inchangée – et présente son impact sur la congestion et les émissions de polluants si celle-ci se réalisait.

La demande de transport de personnes et de marchandises enregistre une augmentation entre 2012 et 2030, à politique inchangée. Le nombre total de passagers-kilomètres croit de 11% au cours de la période étudiée. En 2030, la voiture reste le mode de transport prépondérant pour le transport de personnes (82% des passagers-kilomètres) et enregistre une légère diminution du taux d’occupation moyen. À l’exception du transport en bus, les passagers-kilomètres parcourus par les autres modes de transport progressent à l’horizon 2030.

Le nombre de tonnes-kilomètres transportées en Belgique croit de 44% entre 2012 et 2030. L’augmentation la plus marquée concerne les entrées (+50%) et les sorties (+60%) du territoire belge. Les modes routiers (camions et camionnettes) restent prédominants à l’horizon 2030 (70% des tonnes-kilomètres), malgré un léger transfert modal d’une partie des tonnes-kilomètres transportées par la route vers la navigation intérieure et le rail.

La croissance du transport routier de personnes et de marchandises conduit à une augmentation du trafic qui, sans nouvelles mesures, se reflète par une diminution de la vitesse moyenne sur le réseau routier belge. En 2030, la vitesse moyenne durant les heures de pointe diminue de 24% par rapport à 2012, tandis qu’aux heures creuses, la réduction de vitesse atteint 10%. En d’autres termes, parcourir une distance de 50 km prendra, en moyenne, 25 minutes de plus en 2030 en période de pointe et cinq minutes supplémentaires en période creuse par rapport à 2012.

Les émissions directes de gaz à effet de serre enregistrent une quasi stabilisation à l’horizon 2030, la croissance des passagers-kilomètres et des tonnes-kilomètres étant quasiment compensée par l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules. Le transport routier est responsable de 97% de ces émissions en 2030. La mise en œuvre de normes d’émission plus strictes se traduit par une diminution des émissions de polluants locaux tels que les particules fines (PM2,5) et les oxydes d’azote (NOx).
La réforme des accises sur les carburants entraîne une diminution du trafic automobile de 0,9% à l’horizon 2030 ainsi qu’une baisse de la part des voitures diesel dans le parc automobile de trois points de pourcent. Ces évolutions impactent la vitesse sur la route qui augmente de 0,9% pendant les heures de pointe. Les émissions directes de NOx diminuent de 2,6% et celles de PM2,5 de 0,6% au cours de la période de projection.

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